La bourse ferme dans 32 min
  • CAC 40

    6 269,69
    +59,14 (+0,95 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 015,22
    +38,81 (+0,98 %)
     
  • Dow Jones

    34 031,87
    -105,44 (-0,31 %)
     
  • EUR/USD

    1,2024
    -0,0016 (-0,13 %)
     
  • Gold future

    1 785,90
    -7,20 (-0,40 %)
     
  • BTC-EUR

    45 581,06
    -962,36 (-2,07 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 282,92
    +39,87 (+3,21 %)
     
  • Pétrole WTI

    61,46
    +0,11 (+0,18 %)
     
  • DAX

    15 318,18
    +122,21 (+0,80 %)
     
  • FTSE 100

    6 926,19
    +30,90 (+0,45 %)
     
  • Nasdaq

    13 982,11
    +31,89 (+0,23 %)
     
  • S&P 500

    4 170,17
    -3,25 (-0,08 %)
     
  • Nikkei 225

    29 188,17
    +679,62 (+2,38 %)
     
  • HANG SENG

    28 755,34
    +133,42 (+0,47 %)
     
  • GBP/USD

    1,3846
    -0,0086 (-0,61 %)
     

Quand les politiques s'arrangent avec les chiffres du Covid

·2 min de lecture

Emmanuel Macron et ses ministres ont tendance à tordre les données statistiques pour défendre leur gestion de crise, quitte parfois à se prendre les pieds dans le tapis.

"Je peux vous affirmer que je n'ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d'échec". Pour ceux qui escomptaient un début de repentance d’Emmanuel Macron, voire un brin d’humilité, il faudra repasser. "Nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France à la fin du mois de janvier parce qu'il n'y a pas eu l'explosion qui était prévue par tous les modèles", a-t-il affirmé hier soir. Cette déclaration a fait s’étrangler bon nombre d’épidémiologistes, qui alertent l’exécutif depuis des semaines.

La sortie du Chef de l'Etat fait écho aux propos de Gabriel Attal, . "Les prévisions annonçaient 30.000 contaminations par jour à la mi-mars après un confinement d'un mois. On est aujourd'hui, sept semaines, plus tard, parvenu à ces mêmes chiffres (...) sans avoir confiné nationalement." Les deux hommes s’appuient sur une lecture biaisée de . Une présentation tronquée qui vient s'ajouter à la longue liste de grosses manip' et petites bourdes de nos politiques sur les chiffres de l'épidémie.

Emmanuel Macron contre l’Inserm

Dans le viseur du gouvernement: les projections de l'Inserm, sur lesquelles s’est appuyé le Conseil scientifique. Pourtant, elles prévoyaient, avec justesse, que le variant britannique deviendrait majoritaire entre la fin-février et la mi-mars. Mais il est vrai que les chercheurs estimaient également qu’en l’absence de mesures nouvelles, le nombre de cas augmenterait fortement dès février. Sauf qu'ils précisaient bien ne pas avoir assez de recul pour quantifier l’impact du couvre-feu à 18h ni celui des vacances scolaires. Or, ces deux facteurs ont sans doute contribué à infléchir la propagation de la souche historique du Covid. D'où le le plateau observé à cette époque. Ils n’ont, en revanche, pas permis de stopper la hausse exponentielle du variant britannique.

Lorsque Gabriel Attal évoque 30.000 contaminations par jour à la mi-mars après un mois de confinement, il s’appuie de manière tronquée sur l’un des scénarios testés par l’Inserm. Le prem[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi