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Politique monétaire : va-t-on assister à un krach boursier et obligataire ?

Nicholas Kamm / AFP

Après avoir resserré en première sa politique monétaire, la banque centrale américaine a surpris son monde en décembre en relevant plus faiblement ses taux contrairement à ses homologues mondiaux. La Fed veut accompagner le redécollage de l'économie mais les investisseurs, notamment sur le marché obligataire, anticipent une récession. De quoi créer un petit vent de panique.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a marqué le pas le 14 décembre. L'institution voit l’inflation s’enrayer et a donc renoncé à monter son taux de 0,75 point de pourcentage (ce qui était attendu) pour se limiter à 0,50. Les analystes ont salué cette décision, et du coup, ils pronostiquent une vraie baisse de 0,25 point de pourcentage en janvier ou février prochains de façon à accompagner un redécollage économique.

Et pour cause: les chiffres de l'inflation américaine de novembre publiés en décembre ont renforcé le scénario préféré des investisseurs. La surchauffe des prix à la consommation continue à se modérer dans une économie qui a l'air de tenir le choc.

Lire aussiLes Etats-Unis résistent bien sur le front de l'inflation

Mais attention: le ralentissement de la hausse du taux directeur de la Banque centrale américaine n'imposera pas forcément un fléchissement de tous les taux. D’où une course poursuite avec un risque de krach boursier car les investisseurs en actions sont connus pour leurs réactions d’anticipation et intègrent presque toujours le scénario du pire pour demain dans leurs positions d’aujourd’hui

La récession est anticipée par le marché obligataire

Les taux obligataires racontent une histoire identique, donc non dénuée de risques: le rendement de la dette américaine à trois mois a convergé ces derniers jours vers celui de la dette à 10 ans (en dessous de 4%), ce qui illustre à la fois le sentiment du marché selon lequel la fin du cycle de resserrement monétaire approche et l'arrivée d'une récession. Ce n’est pas une stagflation, mais comme aiment les anglo-saxons, il reste le mot à trouver pour baptiser cette nouvelle situation macroéconomique. Le concours est ouvert…

En attendant, le rendement de la dette américaine à 10 ans est parvenu juste en dessous des 4%. La phase d’hésitation de la Fed - entre poursuite de la hausse de son taux directeur, ou un scenario de baisse ou simplement de stagnation - n'a pas redoré le blason du marché obligataire[...]

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