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En politique, l’Espagne se cherche une nouvelle boussole

·2 min de lecture

Dix ans après la naissance du mouvement des Indignés, l’échec de Podemos aux dernières régionales prouve la difficile refondation du jeu politique ibérique.

Quelle désillusion : le 4 mai, au soir de l’écrasante victoire de la droite aux élections régionales madrilènes, Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a annoncé l’abandon de l’ensemble de ses fonctions et son "retrait de la vie politique", après avoir quitté la vice-présidence du gouvernement espagnol un mois et demi plus tôt. Dix ans auparavant, le 15 mai 2011, un vent d’espoir soufflait sur la capitale ibérique. Une vingtaine de milliers de manifestants, plutôt jeunes et issus des classes moyennes, occupaient le cœur de Madrid pour protester contre l’austérité, les magouilles des politiciens et l’arrogance des banquiers. "Le mouvement des Indignés", comme ils se baptisèrent alors, allait ébranler l’Espagne dans ses fondements et donner naissance trois ans plus tard à deux nouveaux partis, Podemos, à gauche, et Ciudadanos, situé au centre-droit. Lors des élections législatives de 2015, ils récoltaient 34 % des voix à eux deux.

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Jusqu’alors organisé autour du Parti socialiste (PSOE) et du Parti populaire (PP), le système politique s’est retrouvé fragmenté. Et aucune des quatre élections générales n’a permis de former un gouvernement majoritaire. Certes, le mouvement des Indignés a provoqué quelques changements. La corruption a nettement reculé et des dizaines de politiciens et de banquiers ont été condamnés. Mais la refondation de la politique espagnole s’est révélée extrêmement difficile.

Opportunités gâchées

En 2015, Podemos espérait supplanter les socialistes, comme le mouvement Syriza en Grèce. Les 21 % de voix obtenues en 2016 ont conforté cet espoir. Las, depuis lors, le parti n’a cessé de dégringoler sous la direction implacable de Pablo Iglesias. D’ailleurs, Syriza s’est lui aussi effondré et Alexis Tsipras a dû abandonner le pouvoir après sa défaite électorale de 2019.

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Plusieurs occasions de renouvellement ont été gâchées en Espagne. En 2016, Ciudadanos et les socialistes s’étaient mis d’accord sur un programme de réformes politiques et[...]

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