La bourse ferme dans 4 h 18 min
  • CAC 40

    6 649,45
    +9,93 (+0,15 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 150,49
    +6,97 (+0,17 %)
     
  • Dow Jones

    34 299,33
    -94,42 (-0,27 %)
     
  • EUR/USD

    1,2118
    -0,0015 (-0,12 %)
     
  • Gold future

    1 856,90
    +0,50 (+0,03 %)
     
  • BTC-EUR

    32 465,83
    -810,47 (-2,44 %)
     
  • CMC Crypto 200

    976,85
    -33,76 (-3,34 %)
     
  • Pétrole WTI

    72,24
    +0,12 (+0,17 %)
     
  • DAX

    15 717,52
    -12,00 (-0,08 %)
     
  • FTSE 100

    7 176,87
    +4,39 (+0,06 %)
     
  • Nasdaq

    14 072,86
    -101,29 (-0,71 %)
     
  • S&P 500

    4 246,59
    -8,56 (-0,20 %)
     
  • Nikkei 225

    29 291,01
    -150,29 (-0,51 %)
     
  • HANG SENG

    28 436,84
    -201,69 (-0,70 %)
     
  • GBP/USD

    1,4112
    +0,0029 (+0,21 %)
     

Policier tué à Avignon : hommage de Jean Castex, le tireur présumé mis en examen

·3 min de lecture

Jean Castex a rendu hommage, mardi, à Éric Masson, le policier tué à Avignon lors d'une intervention sur un point de trafic de stupéfiants. Quelques heures plus tard, le tireur présumé a été mis en examen et écroué.

"Oui cher Éric, nous allons continuer." Le Premier ministre, Jean Castex, a rendu hommage, mardi 11 mai, à Éric Masson, le policier tué à Avignon.

Devant quelque 300 personnes rassemblées dans la cour de la préfecture du Vaucluse, face aux remparts de la cité des Papes, le Premier ministre a estimé qu'"être fidèle à Éric Masson", tué le 5 mai lors d'une banale intervention sur un point de trafic de stupéfiants dans le centre-ville d'Avignon, "c'est d'abord dire qu'il est hors de question d'accepter l'inacceptable".

"Honorer la mémoire d'Éric Masson, c'est affirmer haut et fort que l'État se donnera tous les moyens de prévenir et réprimer toutes formes de violence, à commencer par le trafic de stupéfiants, contre lequel Éric Masson s'était engagé de toutes ses forces", a insisté Jean Castex, alors qu'une partie de la droite et l'extrême droite accuse l'exécutif de laxisme.

Face à un portrait géant du brigadier, Jean Castex a également rendu hommage au "courage" du policier qui "a servi jusqu'au sacrifice de sa vie", pour que "ses filles (...) puissent se dire: mon père était un homme de bien, un policier exemplaire (...) tombé pour que nous puissions vivre en sécurité".

"Il ne saurait être question que la peur change de camp"

"Jamais nous ne laisserons se banaliser le fait que la moindre agression contre un dépositaire de l'autorité publique puisse ne pas entraîner contre son auteur des conséquences lourdes, rapides et certaines", a encore appuyé le chef du gouvernement, accompagné à Avignon du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, et du Garde des sceaux, Éric Dupond-Moretti. "Il ne saurait être question que la peur change de camp", a-t-il ajouté, excluant que les policiers puissent avoir peur des délinquants.

Assurant que le "combat" contre le trafic de drogue "dérange ceux qui cherchent à saper l'ordre républicain", Jean Castex a donc juré de "continuer", et de "veiller à ce que la réponse pénale soit au rendez-vous face à la violence qui enfle", renouvelant ainsi des promesses faites la veille aux syndicats de police.

Entré comme gardien de la paix en 2008 dans le Val-de-Marne, Éric Masson avait rejoint le berceau familial vauclusien en 2016 au sein du Groupe départemental d'intervention (GDI).

Le tireur présumé mis en examen

Du côté de l'enquête judiciaire, le meurtrier présumé du policier a été mis en examen et écroué mardi soir pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique". Le jeune homme de 19 ans a été écroué à la prison marseillaise des Baumettes, a précisé à l'AFP son avocat Louis-Alain Lemaire.

"Mon client conteste les faits et il n'est pas établi dans la procédure que l'auteur des tirs était au courant de la qualité de policier de la victime", a réagi l'avocat auprès de l'AFP en contestant la qualification retenu par les juges d'instruction en charge du dossier.

Le jeune homme a contre lui le témoignage du collègue d'Eric Masson qui se trouvait à ses côtés le jour du drame et l'a formellement reconnu, ainsi que celui de son complice présumé âgé de 20 ans qui a reconnu en fin de garde à vue qu'ils étaient bien tous les deux présents sur la scène du crime, selon une source policière.

Ce complice présumé devait lui aussi être présenté aux juges d'instruction chargés de l'enquête dans la soirée de mardi en vue de sa mise en examen. Les deux jeunes gens ont déjà été condamnés pour des faits de violences et d'infraction à la législation sur les stupéfiants, selon le procureur d'Avignon Philippe Guémas.

Avec AFP