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La polémique sur les ventes d'armes en Arabie saoudite pourrait coûter cher aux employés d'Airbus

Inquiétude au sein du personnel de la branche Défense et Espace du géant européen. Le directeur général d’Airbus Defence & Space a annoncé à Reuters qu’il allait entamer des discussions avec les syndicats du groupe pour la mise en place d’un plan de départ. "Nous allons débuter les premières concertations bientôt avec le Comité d’entreprise européen", organisme d’information et de consultation représentant les salariés des multinationales européennes, a détaillé Dirk Hoke.

Ce plan de départ intervient alors qu’Airbus a connu plusieurs revers avec son avion de transport militaire A400M. L’armée de l’air allemande a notamment refusé la livraison de deux appareils l’automne dernier ce qui pèse toujours sur la rentabilité du géant européen. Par ailleurs, le groupe a également prévu une baisse de ses ventes de près de 1,2 milliard d’euros en raison de la polémique autour des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, engagée dans le conflit meurtrier au Yémen.

Sauver un maximum d’emplois

Plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne, sont en effet pointés du doigt pour avoir vendu du matériel militaire à Riyad. Matériel qui aurait été utilisé dans le conflit yéménite où des milliers de civils ont perdu la vie et qui a provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, selon l’ONU. Berlin a ainsi imposé, jusqu’à la fin mars 2020 au moins, un embargo sur les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite. Aucun nouveau contrat ne sera donc approuvé entre les deux pays. Une décision qui va peser lourdement dans les finances d’Airbus Defence & Space en lui faisant perdre un client potentiel prometteur.

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Ce n’est pas le premier plan de départ envisagé par la multinationale européenne. Au cours des cinq dernières années, la division a subi plusieurs restructurations, rappellent Les Échos avec notamment des fermetures de sites, des réductions d’effectifs ou l’abandon des petites activités. Airbus Defence

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