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Les PME européennes résistent aux atermoiements macroéconomiques

Yves Herman

Les deals ont légèrement baissé dans le paysage des PME européennes par rapport au trimestre précédent, estime l’indice de la société d’investissement Argos Wityu. Cette faible érosion est en décalage avec les multiples crises qui secouent l’Europe et les marchés boursiers. Au niveau mondial, ce climat tendu se reflète dans la chute drastique des plus grosses transactions.

Le constat est étonnamment homogène et contre-intuitif. Que l’on s’adresse aux gestionnaires de sociétés d'investissement ou aux banquiers d'affaires, l’écosystème du “mid cap” -soit des entreprises non cotées valorisées entre 15 et 500 millions d’euros- est serein malgré une conjoncture macrofinancière fébrile. "Il y a une déconnexion entre les discours que l’on lit dans les journaux, ce que l’on constate dans les entreprises", observait, presque confus et désolé pour nous, un investisseur.

Aucune évolution majeure, "une nouvelle en soi"

Selon l’Argos Index, indice trimestriel qui mesure l’évolution des valorisations des PME non cotées de la zone euro, la médiane des transactions est restée stable, à 10 fois l’Ebitda, au troisième trimestre 2022. Ce qui correspond à la moyenne des cinq dernières années, note le rapport afférent, publié mercredi 23 novembre.

Face à un climat économique hystérique, transbahutée par la guerre en Ukraine, la crise de l’énergie et de matières premières, le ralentissement des chaînes de logistique, l’inflation et la perspective de la hausse des salaires, "l’impact de ce contexte dégradé sur les prix et l’activité M&A mid-market de la zone euro paraît pour le moment modéré", estime Louis Gordon, associé d’Argos Wityu. "On constate une faible érosion", qui demeure sans commune mesure avec l'extrême volatilité des marchés boursiers, analyse-t-il. "Il n’y a aucune évolution majeure, et c’est en soi une nouvelle !"

Un son de cloche confirmé chez les financiers, même pour les activités en cours cet automne: "les multiples des transactions n’ont pas encore commencé à baisser", remarque Bernard Le Gendre, associé au sein de la banque d’affaires Hottinguer. "Les investisseurs voient loin et en détail. La question qui se pose est plutôt celle du financement de ces activités."

Les PME encore protégées par le durcissement des banques

Or, là où les plus grosses transactions pâtissent du durcissement des conditions bancaires en 2022 -volume de prêts e[...]

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