Marchés français ouverture 1 h 49 min
  • Dow Jones

    32 196,66
    +466,36 (+1,47 %)
     
  • Nasdaq

    11 805,00
    +434,00 (+3,82 %)
     
  • Nikkei 225

    26 558,82
    +131,17 (+0,50 %)
     
  • EUR/USD

    1,0407
    -0,0010 (-0,09 %)
     
  • HANG SENG

    19 825,12
    -73,65 (-0,37 %)
     
  • BTC-EUR

    29 170,49
    +583,80 (+2,04 %)
     
  • CMC Crypto 200

    680,79
    -0,31 (-0,05 %)
     
  • S&P 500

    4 023,89
    +93,81 (+2,39 %)
     

Plans blancs, sous-effectifs: ces hôpitaux "à l'agonie" qui ferment leurs services d'urgences

·2 min de lecture

INFOGRAPHIE - A deux jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, le collectif Santé en danger alerte sur l'état des hôpitaux en France. Une soixantaine ont déclenché un plan blanc entre février et avril 2022, et une cinquantaine sont contraints de fermer leurs services d'urgences, faute de personnels.

"Dans cette période de scrutin, j'aurais aimé qu'un des candidats se rende compte de la gravité de la situation." Arnaud Chiche, médecin-anesthésiste et président du selon qui "le pronostic vital de nos services d'urgences est engagé", sonne l'alerte. Alors que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 ne l'exige a priori pas, une soixantaine d'hôpitaux ont déclenché le Plan blanc ces derniers mois. . "Des épidémies de grippe, des grandes vagues de Covid-19 ou les attentats de Paris", cite comme exemples le président du collectif.

Activer ce plan blanc induit le report des opérations non urgentes. "En déclenchant ce protocole, on prend du retard sur les maladies chroniques et on peut appeler des soignants sur leurs congés et les empêcher d'en prendre", explique-t-il. Une cinquantaine d'hôpitaux ont également vu leurs services d'urgences fermer jusqu'à plusieurs jours par semaine. La raison: un manque d'effectifs pour en assurer le fonctionnement. "A Laval, par exemple, c'est devenu monnaie courante depuis six mois que le service ferme plusieurs nuits par mois." Il en va de même pour certains services d'urgences pédiatriques, notamment en Essonne, où les services d'urgences pour enfants d'Orsay, Longjumeau et Arpajon sont menacés de fermeture.

1 euro brut par heure de prime de nuit

Pour Arnaud Chiche, cette agonie est due à un dégoût causé par des conditions de travail précaires à l'hôpital. "Les jeunes générations ne sont plus prêtes à subir ce que les anciens ont subi. 15 à 20% des étudiants infirmiers arrêtent la formation avant le diplôme parce que leurs stages les ont dégoûtés." Le médecin prend comme exemple la prime de nuit que touche le personnel infirmier : 1 euro brut par heure. "C'est presque insultant." A deux jours du second tour de la présidentielle, il aurait voulu que la santé soit l'un des sujets majeurs de l'entre-deux-tours. "Il faut réformer en profondeur le système hospitalier et mettre en place des ratios de patients maximums par soig[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles