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Plan de relance: l'Italie incapable de gérer les 209 milliards d'aides de l'Europe

·2 min de lecture

A Rome, les politiques s'opposent vivement sur la façon de gérer les 209 milliards attribués par l'Europe contre la crise. Et l'inefficacité de l'administration inquiète de plus en plus Bruxelles. Décryptage de notre correspondant en Italie, Dominique Dunglas.

A la loterie du Recovery plan, le , l’Italie a touché le Jackpot: 209 milliards d'euros sur les 750 que l’Union a prévu de distribuer à l’ensemble des états membres. Mais comme devant un héritage inattendu, la famille politique transalpine se déchire pour le pactole et menace de faire chuter, en pleine pandémie, le gouvernement. Giuseppe Conte, le Premier ministre, a proposé de confier la gestion de ce Recovery plan à une structure de 300 techniciens dirigée par six managers issus du privé et répondant directement à la présidence du conseil. "Une usine à gaz qui humilie le Parlement et dénote d’une dérive autoritaire", a répondu Matteo Renzi, l'ex Premier ministre, qui menace de retirer les voix des parlementaires de son parti, Italia Viva, sans lesquelles le gouvernement n’a plus la majorité.

Les deux duellistes ne sont pas exempts d’arrière-pensées politiques. Sans le soutien d’un parti, devenu Président du conseil parce qu’il ne faisait d’ombre à personne, Giuseppe Conte a assis son pouvoir sur . La gestion directe de ce plan Marshall de 209 milliards serait un viatique pour arriver à la fin de la législature. Bien que crédité de seulement 3% d’intentions de vote, Matteo Renzi dispose encore de 41 parlementaires qui l’ont suivi en septembre 2019 . Comme un joueur de poker, il met sur le tapis tout son capital politique pour participer lui aussi à la gestion d’un Recovery plan dont il espère cueillir des fruits en termes de consensus.

Une incapacité à dépenser les fonds de l'Europe

Bruxelles assiste incrédule aux prémices de la crise mais, donnant en partie raison à Conte, ne cache pas sa défiance envers l’administration transalpine. "L’Italie risque de manquer une chance historique, . L’Europe veut des garanties que les fonds seront bien utilisés, sinon elle les annulera." La péninsule est en effet à l’avant dernier poste des 27, ne devançant que la Croatie, pour sa capacité de dépense des fonds structurels européens. Entre 2014 et 2020, Rome n’a été capable de[...]

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