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Le plan de relance européen bloqué par le veto de la Hongrie et la Pologne

·2 min de lecture

Le plan de relance européen de 750 milliards d'euros a suscité beaucoup d'espoir et montré la capacité des Européens à faire preuve d'une solidarité inédite. Mais sa mise en oeuvre reste très compliquée. Pire, la Hongrie et la Pologne ont tout simplement bloqué, lundi 16 novembre, l'adoption du budget de l'Union européenne et du plan de relance massif prévu pour faire face à la crise du Covid-19, lors d'une réunion des représentants des Vingt-Sept, a appris l'AFP de sources européennes.

Budapest et Varsovie ont mis leur veto pour s'opposer à la mise en place d'un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays de l'Union accusés de violer l'Etat de droit (indépendance de la justice, respect des droits fondamentaux), selon les mêmes sources. Une étape importante pour enfin mettre sur les rails le plan de relance — annoncé le 21 juillet — avait pourtant été franchie la semaine passée. Le 10 novembre, les eurodéputés et la Commission sont parvenus à un accord sur le budget pluriannuel de 1 074 milliards d'euros, auquel le plan de relance est lié.

Les négociations s'annoncent difficiles pour parvenir à un compromis avec la Hongrie et la Pologne, deux Etats dans le viseur de Bruxelles, suite à des réformes accusées de porter atteinte à l'Etat de droit. Le critère de l'Etat de droit "n'est qu'un prétexte, un beau mot qui sonne bien à l'oreille, mais il s'agit d'un asservissement institutionnel, politique, d'une limitation radicale de la souveraineté", a déclaré lundi le ministre polonais de la Justice, Zbigniew Ziobro, selon Capital.

"Ce n'est pas la Hongrie qui fait du chantage et met la pression sur Bruxelles (...) mais l'inverse", a estimé de son côté la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, sur Facebook.

Pour la première fois de l'histoire, les 27 de l'UE doivent partager en commun la dette induite par les aides directes accordées aux pays les plus affectés par la pandémie — notamment l'Italie avec 65,5 milliards d'euros de subventions, mais aussi (...)

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