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Plan eau: une cinquantaine de sites industriels s'engagent à baisser leur consommation

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, à l'Elysée à Paris, le 20 mars 2024 (Alain JOCARD)
Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, à l'Elysée à Paris, le 20 mars 2024 (Alain JOCARD)

Raffineries, papeteries, sites de production d'eau minérale ou de produits laitiers: le gouvernement a dévoilé vendredi la cinquantaine de sites industriels français parmi les plus gros consommateurs en eau, qui vont devoir réduire l'utilisation de cette ressource vitale qui se raréfie.

Agroalimentaire, chimie, électronique, métallurgie, sidérurgie, outillage, équipement, papeterie, raffinage... Ces 55 sites représentent à eux seuls 25% de la consommation d'eau de l'industrie française.

Ils vont bénéficier d’un "accompagnement de proximité" pour réduire leur consommation, indique le gouvernement. "Ils se sont engagés à baisser de plus de 10% leur consommation avant 2030 et puis davantage au-delà", a indiqué vendredi Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, sur France 2.

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Parmi les acteurs visés par ce plan figurent notamment plusieurs sites du géant de l'acier ArcelorMittal, un de Coca-Cola, un de Danone ou encore un de Saint-Gobain, selon une carte diffusée par le ministère de la Transition écologique. Une douzaine d'entre eux avaient déjà été identifiés publiquement l'an dernier.

La chimie et l'agroalimentaire représentent plus de la moitié des sites concernés.

En France, quelque 4,1 milliards de m3 d’eau douce sont consommés chaque année, dont 58% pour l'agriculture, selon les chiffres du gouvernement fondés sur une moyenne des années 2010-2019. Les usages industriels représentent 4%.

- Fuites -

Cette communication du gouvernement marque, à quelques jours près, le premier anniversaire de la présentation par Emmanuel Macron, du "plan eau". Celui-ci comporte 53 mesures pour mieux gérer cette ressource menacée, avec pour premier objectif d'atteindre -10% d'eau prélevée (extraite de sources souterraines ou de surface et consommée ou restituée) d'ici 2030 dans le pays.

Une volonté de sobriété qui n'est pas nouvelle: aux Assises de l'eau en 2019, le gouvernement s'était déjà fixé l'objectif de baisser les prélèvements d’eau de 10% d'ici 2025. Selon le gouvernement, toutes les mesures annoncées l'an dernier ont depuis été "engagées" à des degrés divers.

Christophe Béchu s'est par ailleurs félicité que sur les 171 communes identifiées comme perdant plus de 50% de l'eau dans des fuites, le problème ait été "réglé" pour 93 d'entre elles.

Mercredi, Intercommunalités de France avait cependant dévoilé qu'au total, 198 collectivités, la plupart situées en zone de montagne, affichaient un taux de fuite de leur réseau d'eau potable supérieur ou égal à 50%.

En France, le taux de fuite dans le réseau de distribution d'eau est de l'ordre de 20% et Emmanuel Macron avait annoncé il y a un an un plan de 180 millions d'euros par an pour résorber ces fuites.

Ce plan intervient dans un contexte de raréfaction de la ressource sous l'effet du changement climatique, avec des sécheresses récurrentes qui entraînent des restrictions des usages pendant l'été.

Des tensions se cristallisent notamment autour des "bassines", ces retenues d'eau dédiées à l'irrigation agricole. Le collectif écologiste les Soulèvements de la Terre à ainsi appelé à converger à partir de vendredi à proximité de Sainte-Soline, théâtre de violents affrontements entre gendarmes et opposants il y a un an.

- "pollution" -

La France a "besoin de davantage de retenues" d'eau, notamment dans les montagnes, même s'il faut regarder "projet par projet" pour identifier "ceux sur lesquels il y a matière à accélérer et ceux sur lesquels il peut y avoir des débats", a estimé Christophe Béchu.

Dans son dernier point mensuel, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a relevé que les nappes phréatiques en France sont globalement dans un bien meilleur état que l'an dernier mais avec des points noirs en Languedoc et Roussillon.

Mais la qualité de l'eau suscite aussi l'inquiétude de riverains, ONG et municipalités face aux pollutions par les pesticides et les "polluants éternels" (PFAS).

La Métropole de Lyon a ainsi saisi la justice mardi pour tenter de faire appliquer le "principe pollueur-payeur" aux industriels Arkema et Daikin dans le dossier des PFAS, qui imposent de coûteux travaux sur ses réseaux d'eau potable.

"Cette pollution qui renchérit le coût de l’eau et de l'assainissement et les phénomènes de sécheresse entraînent une raréfaction de l’eau voire une pénurie dans certains territoires et posent la question d’un meilleur partage de la ressource", plaide vendredi la CLCV.

ktr-jmi/uh/spi