La bourse est fermée

Placements : Bank of America n'est pas très optimiste sur les actions

Selon les stratèges de Bank of America, Michael Hartnett et Tommy Ricketts, la bulle de valorisation sur les «actifs de rendement» et sur les «valeurs de croissance» devrait, hors choc boursier provoqué par l'épidémie de coronavirus, se poursuivre tant que le rendement du bon du Trésor américain à dix ans se maintient entre 1,5% et 2%.

La liquidité des marchés reste alimentée par les banques centrales dans le monde, qui poursuivent des baisses de taux directeur et des rachats d’actifs. En zone euro, l’écart de rémunération entre la dette privée notée «investment grade » et la dette publique est au plus bas historique.

Le montant global de la dette en taux négatif est remonté à 14.000 milliards de dollars (+3.000 milliards en deux semaines) et les souscriptions dans des fonds obligataires approchent déjà 130 milliards depuis le début de l’année (soit près de 1.000 milliards en rythme annuel après un précédent record de 481 milliards en 2019).

Depuis le début de l’année, les fonds investis en actions ont collecté 53 milliards de dollars dans le monde, dont 67 milliards de souscriptions dans les ETF indiciels et 14 milliards de sorties nettes dans des fonds de gestion active.

Quatre entreprises américaines ont dépassé la barre des 1.000 milliards de capitalisation : Apple, Amazon, Microsoft, Alphabet. En revanche, les matières premières, en baisse de 10% depuis le début de l’année, ont enregistré leur plus mauvais départ depuis 1991. Ce qui réduit des anticipations d’inflation.

Un sommet de la Bourse attendu au deuxième trimestre 

Les deux experts de la banque américaine maintiennent un avis favorable sur les actifs à risque, tant que le positionnement des investisseurs n’est pas devenu extrême et tant que les politiques de stimulation monétaire ne sont pas arrivées à leur terme.

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