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Placements 2019: 10 conseils pour doper son épargne

Vous ne vous en êtes peut-être pas encore aperçus, mais sur le front de l’épargne, la guerre est déclarée. La victime ? C’est vous… et surtout votre épargne. Cette guerre, les économistes lui ont donné un nom : la répression financière. C’est un mécanisme, explique Patrick Artus, économiste de Natixis, par lequel les Etats et la Banque centrale européenne contraignent les épargnants à investir dans certaines classes d’actifs, tout en leur interdisant l’accès à d’autres ou bien en les condamnant à recevoir une rémunération anormalement basse sur leur épargne. Et il ajoute : c’est irréversible. Nous voilà prévenus !

Jusqu’à présent, les Français ont beaucoup profité de la baisse des taux. Celle-ci a d’ailleurs relancé la machine économique et permis aux emprunteurs immobiliers d’obtenir des crédits à des conditions inédites. Mais elle a aussi progressivement fait plonger le rendement des placements favoris des épargnants. Aujourd’hui, le but de la « répression financière », rappelait le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le maire en octobre, est d’orienter cette épargne neurasthénique vers des placements plus dynamiques : « L’argent qui dort, ça suffit. » Le problème, c’est que les Français, dont le taux d’épargne est récemment remonté à 14 %, sont aussi des fourmis méfiantes : trois-quarts d’entre eux, montre un récent sondage d’Axa, préfèrent ne rien gagner plutôt que de risquer de perdre ! Conséquence, ils investissent à 30 ans comme s’ils en avaient 60, analyse le groupe d’assurances. Et avec 57 % de liquidités, 11 % d’actions, 14 % d’obligations et 18 % d’immobilier (hors résidence principale), le portefeuille type du trentenaire est à peine plus dynamique que celui de ses aînés. Et, surtout, il est trop chargé en liquidités, « stériles pour l’économie », comme le rappelle le chef économiste de la Caisse des dépôts Yann Tampereau.

Haro sur les livrets réglementés

C’est justement cette préférence française pour la liquidité qui pose problème. Car l’éparg[...]

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