La bourse est fermée

Placement : il faut allonger ses horizons pour trouver du rendement, selon cet expert

Olivier Raingeard, directeur des investissements de Neuflize OBC, constate un ralentissement de l'économie mondiale, mais une relative stabilisation en cette fin d'année.

Pourtant, les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine poussent à la hausse l'indice d'incertitude politique, ce qui pèse sur les décisions d'investissements. S'y ajoute des interrogations autour de la future élection du président américain en novembre 2020 et les avancées attendues dans la construction de la zone euro.

Les actions sont toutefois soutenues par les fortes injections de liquidités des Banques centrales, soucieuses de l'évolution des marchés obligataires. Ainsi, l'action «préventive» des autorités monétaires devrait éviter à l'économie américaine de tomber en récession l'an prochain.

Mais la situation financière des entreprises américaines se détériore, avec une hausse sensible de l'endettement (à plus de 45% du PIB contre moins de 40% dix ans plus tôt et 30% quarante ans plus tôt), et la confiance des dirigeants se dégrade.

En revanche, la confiance des consommateurs résiste bien, grâce à la dynamique du marché de l'emploi et au désendettement des ménages américains (tombé de 100% à moins de 80% du PIB). Les anticipations sont toutefois moins optimistes et le taux d'épargne augmente.

55% d'actions

Aux États-Unis, les marges de manoeuvre budgétaires semblent inexistantes, après la relance massive de Donald Trump (baisses d'impôts) lors de sa prise de pouvoir, quand le taux de chômage diminuait rapidement. L'Europe pourrait davantage relancer son activité même si les Allemands sont réticents.

Dans les pays émergents, l'Asie résiste plutôt bien, alors que l'Amérique latine et l'Europe de l'Est souffrent davantage. La Chine devrait encore ralentir, avec une population active et une productivité déclinantes.

Enfin, l'opposition entre les États-Unis et la Chine est là pour Cliquez ici pour lire la suite