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Quelle place pour l’économie contributive dans la relance?

·2 min de lecture

EDITO - L'économie contributive, opposée aussi bien à l’économie traditionnelle qu’à l’économie dite "collaborative" au service de quelques plateformes, vise à réconcilier travail, capacités individuelles et emploi. Elle semble pourtant absente de la majeure partie des réflexions et des mesures de la Relance.

Serait-ce une pure coïncidence de calendrier? Le "monde d’après" pourrait ne pas être qu’un slogan et accoucher de transformations profondes. En nous forçant à ralentir, en nous obligeant à l’introspection, en décuplant les inégalités sociales, en nous montrant des images étonnantes de la nature temporairement soulagée de l’activité humaine, en nous mettant sous les yeux le combat quotidien entre la vie et la mort, en reliant les corps de tous pays par un même danger de contamination, le a réveillé et amené à maturité ce qui pouvait n’être que velléités, bonnes intentions ou plans à horizon 2050.

C’est en tout en cas particulièrement vrai sur notre vieux continent. Qu’on en juge: dans l’espace de quelques mois se bousculent dans l’agenda européen non pas quelques directives supplémentaires attendant des années leurs transcriptions dans la législation de chaque État, mais rien de moins qu’une puissante série de nouvelles règles du jeu, outils décisifs dans la bataille des normes au niveau mondial.

Aboutissement d’un chantier de plusieurs années, la taxonomie verte décidera quelle activité économique est de nature à atténuer le changement climatique. Tout est ici dans la nuance: le nucléaire, le gaz, le bois, même mal exploité, sont-ils "verts" ou sont-ils juste moins pires que le pétrole ou le charbon? Vaste débat en cours. Parallèlement, la Commission révise sa directive de 2014 sur le reporting extra-financier, pour imposer des critères RSE plus rigoureux à un plus grand nombre d’entunneltreprises. L’enjeu ne se limite pas aux 27 pays de l’Union, puisque l’Europe compte bien faire de ces nouvelles normes des outils de rayonnement et de soft power, à la manière dont les États-Unis ont toujours su jouer de l’extra-territorialité de leur législation.

Ajoutez le , les nouveaux objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre, et le plan de relance européen en gestation qui comprend une mutualisation inédite de la dette: tout se passe comme si un vrai coup d[...]

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