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"Pipigate": scandale en Belgique après une soirée arrosée chez le ministre de la Justice

"Pipigate": scandale en Belgique après une soirée arrosée chez le ministre de la Justice

Une soirée arrosée, et un ministre mis en difficulté. Voilà maintenant deux semaines que le scandale du "pipigate" fait l'actualité chez nos voisins belges et secoue Vincent Van Quickenborne, le ministre de la Justice du pays.

Tout part d'une fête d'anniversaire qu'il organise pour ses 50 ans à son domicile le soir du 14 août. Au cours de cette soirée trois invités s'amusent à uriner sur un fourgon de police posté devant la maison du ministre pour assurer sa sécurité. Problème: une caméra de surveillance filme la scène.

Une enquête ouverte

Après les révélations de plusieurs médias flamands ayant vu les images des trois invités en train de se soulager, Vincent Van Quickenborne a assuré ne pas avoir été présent à ce moment-là et ignorer tout de ces agissements.

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Une enquête pour "outrage" a depuis été ouverte par le parquet de Courtrai (nord-ouest), ville où les faits se sont produits dans la nuit du 14 au 15 août.

Le ministre, pour se défendre, en est venu à montrer à une chaîne de télévision belge les images de caméras fixées sur son habitation dans lesquelles on l'aperçoit éméché en compagnie d'un ami, dernier invité qu'il raccompagne à la sortie. Le ministre s'incline en arrière comme pour mimer le geste de quelqu'un qui urine, au côté de son ami qui semble hilare.

"Je fais un mouvement, je m'incline à l'arrière. Je ne sais pas exactement ce que j'ai fait comme mouvement [...] avec ces images je démontre mon innocence", déclare le ministre de la Justice à RTL Info.

Le ministre contraint de s'expliquer devant une commission

Auditionné ce jeudi devant les députés de la commission Justice au Parlement Belge, Vincent Van Quickenborne a assuré ne pas se souvenir de la signification de ce geste et qu'on ne pouvait en déduire aucun lien avec les agissements des trois suspects.

"Je joue de la guitare sèche, c'est peut-être un mouvement de guitare", a-t-il déclaré, affirmant son dernier invité n'avait "rien à voir avec les incidents" qui ont marqué la fête de ses 50 ans.

"Je trouve ça surréaliste de devoir décrire chaque minute de cette soirée, mais c'est ce qui m'est demandé et je le fais", a encore lâché le ministre.

Le Premier ministre Alexander De Croo, qui a fait un bref passage à la fête d'anniversaire, a lui-même été questionné jeudi par un journaliste lors d'une conférence de presse à Bruxelles qui portait sur un autre sujet.

"J'étais présent et je n'ai rien vu non plus (de l'incident), mais ce qui est clair c'est que le comportement de certains invités est totalement inacceptable et que des excuses auprès de la police sont absolument nécessaires", a-t-il déclaré.

"C'est absolument inadmissible"

Vincent Van Quickenborne a également présenté ses excuses "auprès de tous les agents de police du pays (...) Je comprends tout à fait que cela les ait indignés. C'est absolument inadmissible". Le membre du gouvernement belge a aussi assuré avoir fait avancer l'enquête en demandant aux trois suspects de se présenter au parquet, qui a pu les faire auditionner.

"Je les ai appelés et je les ai insultés", a-t-il soutenu. "J'ai demandé à ces gens de se faire connaître (auprès des enquêteurs, NDLR), s'ils ne l'avaient pas fait je n'aurais pas hésité à transmettre leurs noms", a-t-il ajouté.

Plusieurs syndicats de police et partis d'opposition ont depuis appelé à la démission du ministre.

Article original publié sur BFMTV.com