La bourse est fermée
  • Dow Jones

    29 896,76
    -149,48 (-0,50 %)
     
  • Nasdaq

    12 109,33
    +72,54 (+0,60 %)
     
  • Nikkei 225

    26 296,86
    +131,27 (+0,50 %)
     
  • EUR/USD

    1,1929
    +0,0033 (+0,27 %)
     
  • HANG SENG

    26 669,75
    +81,55 (+0,31 %)
     
  • BTC-EUR

    15 858,64
    -145,09 (-0,91 %)
     
  • CMC Crypto 200

    373,82
    +3,31 (+0,89 %)
     
  • S&P 500

    3 634,07
    -1,34 (-0,04 %)
     

Pierre Veltz : "L’industrie garde un rôle crucial dans nos sociétés"

Pierre Veltz
·1 min de lecture

Une idée couramment répandue dans nos sociétés est que l'ère de l'industrie serait derrière nous et que serions entrés dans une époque post-industrielle, où le cœur de l'économie et de la croissance basculerait définitivement du côté des services (marchands ou non-marchands, services aux entreprises et services aux personnes).

Le fait est que l'industrie, hautement productive en raison d'un processus d'automatisation continu depuis au moins les années 1980 (et que la numérisation récente n'a fait que prolonger, sans inflexion notable), a perdu et continue à perdre beaucoup d'emplois, faisant basculer massivement le salariat du côté des services, moins productifs, moins rémunérés, moins considérés, plus atomisés et se trouvant souvent dans un rapport de force défavorable avec les entreprises.

L'industrie occupe toujours un rôle crucial

La globalisation aidant, le couplage historique entre gains de productivité et salaires s'est rompu, les classes moyennes construites autour des personnels qualifiés de l'industrie s'effritant et peinant à se renouveler autour des salariés plus précaires des services.

Mais ce constat ne diminue en rien, paradoxalement, le rôle crucial que l'industrie continue à tenir dans la dynamique de nos sociétés. Dire que notre société est « post-industrielle », au prétexte que les usines sont de plus en plus vides d'hommes, est à peu près aussi pertinent que de considérer que nous serions entrés dans une société « post-électrique » au motif qu'il n'y a plus grand monde dans les centrales !

Plutôt que comme une succession de (...) Lire la suite sur La Tribune.fr