Publicité
Marchés français ouverture 7 h 2 min
  • Dow Jones

    39 069,59
    +4,29 (+0,01 %)
     
  • Nasdaq

    16 920,79
    +184,79 (+1,10 %)
     
  • Nikkei 225

    38 646,11
    -457,09 (-1,17 %)
     
  • EUR/USD

    1,0851
    +0,0001 (+0,01 %)
     
  • HANG SENG

    18 608,94
    -259,76 (-1,38 %)
     
  • Bitcoin EUR

    63 169,58
    -695,76 (-1,09 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 480,53
    +12,43 (+0,85 %)
     
  • S&P 500

    5 304,72
    +36,88 (+0,70 %)
     

Cette phrase de Borne sur les retraites au congrès d’Horizons se retourne contre elle

Élisabeth Borne, photographiée ce samedi 25 mars lors du Congrès d’Horizons.
Élisabeth Borne, photographiée ce samedi 25 mars lors du Congrès d’Horizons.

Les opposants à la réforme des retraites voient dans cette déclaration la démonstration du « déni » de l’exécutif sur le dossier.

POLITIQUE - Élisabeth Borne veut repousser l’âge de départ de la retraite à 64 ans. Les Français sont contre. Elle a utilisé le 49.3 pour faire adopter sa réforme sans vote, les Français sont contre. Elle n’entend pas céder face à la rue, les Français soutiennent la mobilisation.

En dépit de ce constat, la Première ministre estime avoir répondu à ce que souhaitait la population. Lors d’un discours ce samedi 25 mars prononcé au congrès du parti allié de la majorité Horizons, la cheffe du gouvernement a osé l’affirmation suivante : « Nous avons fait ce que les Français attendaient de nous, construire des compromis sur des textes utiles pour nos concitoyens ».

PUBLICITÉ

Une vision des choses optimiste qui, dans le contexte actuel, n’a pas manqué de susciter des réactions chez les opposants à la réforme. Lesquels voient dans cette déclaration la démonstration du déni de l’exécutif. « Un tel aveuglement au sommet de l’État est délétère », a déploré Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écolo à l’Assemblée nationale. « Comme Donald Trump, Élisabeth Borne est rentrée dans l’ère de la post-vérité », a renchéri son collègue insoumis Aurélien Saintoul, pointant un « mensonge » qui « détruit toute possibilité de débat d’idées et « sape la démocratie elle-même ».

« Qui a écrit ce texte ? », a interrogé le député insoumis Carlos Martens Bilongo. Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a lui aussi bondi en découvrant les propos de la Première ministre. « À ce niveau de déni, il faut consulter vite. Cela relève d’une sérieuse pathologie. Et les Français sont prêts à prescrire l’arrêt de travail et la mise à la retraite immédiate », a ironisé le patron du PS. Toujours côté socialiste, Gabrielle Syri Houari, membre du bureau national du parti à la rose, s’est demandée si Élisabeth Borne avait décidé de retirer son texte.

Il n’en est rien. Car dans son discours, Élisabeth Borne s’est montrée inflexible. « Je ne renoncerai pas à convaincre. Je ne renoncerai pas à bâtir des compromis. Je ne renoncerai pas à agir. Je suis là pour trouver des accords et mener les transformations nécessaires pour notre pays et pour les Français », a déclaré la Première ministre, tout en se disant sensible aux oppositions qui s’expriment.

« Nous devons être à l’écoute des doutes et parfois des colères exprimées dans les mouvements sociaux, qui dépassent largement la réforme des retraites. Il s’agit d’une demande de justice. Il s’agit de prendre en compte l’évolution de notre rapport au travail et d’offrir de vraies perspectives à chacun », a-t-elle ajouté. Des arguments martelés depuis des semaines et qui n’ont, à ce stade, suscité aucun retournement de l’opinion.

VIDÉO - A Vincennes, le congrès Horizons tourne à la thérapie de groupe pour la majorité

Aurore Bergé et son enfant de 4 mois menacés de mort, pluie de soutiens sur les réseaux

La dissolution de la BRAV-M n’est « pas à l’ordre du jour », selon Laurent Nuñez