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Phénomène d’"opting out": ces femmes qui disent "non" au pouvoir

INTERVIEW - Professeure à l’Essec, Viviane de Beaufort publiera fin mai une étude sur les motivations des femmes dirigeantes qui refusent des postes à responsabilité. Un phénomène qui pourrait entraver l’application de la loi Rixain et dont témoignent aussi trois récents refus de femmes sollicitées pour Matignon.

On leur propose un poste plus élevé que celui qu’elles occupent, mais elles refusent d’y aller. Professeure à l’Essec, Viviane de Beaufort a étudié ce phénomène connu aux Etats-Unis sous le nom d’"opting out", qu’elle traduit en français par le "pas de côté" des femmes. "J’ai voulu lancer une réflexion autour des moteurs de carrière et des choix professionnels de femmes dirigeantes", explique la directrice du Centre européen de droit et économie et du programme Women Empowerment, dont le Women Board Ready Essec Exec est une déclinaison. Ses 280 alumnae ont répondu aux questions de cette professeure engagée qui, avec cette formation, accompagne depuis 2011 .

Cette étude, que l’auteure a présentée à Challenges en avant-première, tombe à point nommé. Même si elle concerne plutôt les dirigeantes d’entreprise, elle semble faire directement écho à l’actualité politique, avec le récent refus opposé par plusieurs femmes à une offre de poste de Premier ministre. Trente ans après Edith Cresson, seule et unique femme à avoir exercé cette fonction sous la présidence de François Mitterrand, Emmanuel Macron souhaiterait . Sans succès pour le moment. Véronique Bédague, l’ancienne directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon et aujourd’hui numéro 2 du groupe immobilier Nexity, Valérie Rabault, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, ou encore Christelle Morençais, la présidente LR de la région des Pays-de-la-Loire, auraient ainsi décliné la proposition. En cause : le respect de leurs valeurs.

Challenges - Pourquoi cette étude, maintenant ?

Viviane de Beaufort - En 2011, dans la foulée de la loi Copé-Zimmermann, j’avais réalisé une première étude sur le thème "Femmes et pouvoir". Cette loi devait améliorer la gouvernance des entreprises et les femmes se sont précipitées pour être candidates à des postes d’administratrices. J’ai pensé qu’il serait intéressant de refaire un état des lieux, en lien avec , qui instaure des quotas de femmes dans les instances dir[...]

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