La bourse est fermée

Peugeot, Frosties et Côte d'Or sont-ils prêts à aider les animaux dont ils utilisent l'image?

Une étude internationale à laquelle a participé le CNRS pointe ce paradoxe: les animaux les plus populaires sont aussi ceux dont le public a le moins conscience qu'ils sont menacés d'extinction. Pourquoi? Parce que les voir partout -dans les films et les pubs, dans les rayons des supermarchés, les magasins de peluches et les maillots des sportifs- empêche de se rendre compte qu'ils sont très rares dans la nature.

Une partie de l'étude consistait à demander à une cinquantaine de volontaires de compter pendant sept jours toutes les représentations auxquelles ils étaient confrontés de lions, tigres, girafes, gorilles, éléphants, guépard, ours polaires, etc. Des espèces figurant dans le top 10 des plus populaires établi par leur enquête, et dont la plupart est menacée. En moyenne, ils ont vu 31 fois l'image de tous ces animaux confondus.

GRAPHIQUE : en bleu clair, le nombre de représentations d'animaux auxquels les sujets ont été confrontés en une semaine. En bleu foncé, le nombre de specimens vivant des mêmes animaux.

Pour les lions, la moyenne était de 4,4 représentations du roi de la jungle rencontrées chaque jour. "Sur un an, les gens voient plus de lions dans le marketing qu'il n'en existe de vivants dans toute l'Afrique de l'ouest", rapporte Franck Courchamp, chercheur en écologie au CNRS. "Il y a aussi plus de Sophie La Girafe vendues chaque année en France qu'il n'y a de girafe...

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