Petite consolidation du CAC 40, prudence sur la « falaise budgétaire »

La Bourse de Paris a repris son souffle ce jeudi, mettant fin à 8 séances de hausse d’affilée, affectée par les propos mitigés du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) hier. A la clôture, le CAC 40 a cédé 0,10%, à 3.643,13 points.

Hier, la Fed a lancé un nouveau programme de rachat d’obligations souveraines, à hauteur de 45 milliards de dollars par mois et illimité dans le temps « tant que la perspective du marché du travail ne s'améliore pas nettement ». Cependant, Ben Bernanke a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour les Etats-Unis l'année prochaine. Le PIB en 2013 est désormais attendu entre 2,3 et 3%, contre une fourchette comprise entre 2,5 et 3% auparavant.

Surtout, le président de l’institution a remis sur le devant de la scène la « falaise budgétaire ». Il a notamment déclaré que faute d’accord d’ici la fin de l’année, le pays risquait de retomber en récession, une perspective jugée encore peu probable par les analystes mais qui a freiné les marchés aujourd’hui.

Du côté des statistiques, les inscriptions au chômage ont diminué de 29.000, à 343.000, la semaine dernière aux Etats-Unis, alors que le marché tablait sur 370.000 nouveaux inscrits.

Concernant les valeurs, les cycliques ont logiquement reculé, après la révision à la baisse de la croissance américaine. Technip a perdu 1,65%, Lafarge 1,16% et Vallourec 0,98%.

A l’opposé, Veolia Environnement a gagné 2,63%, rattrapant sa forte baisse de la veille. Plus loin, Renault a progressé de 1,49%. Le constructeur automobile va sortir définitivement du capital du groupe suédois AB Volvo avec la cession du solde de sa participation de 6,5%, valorisée jusqu’à 1,5 milliard d’euros. La veille, la marque au losange avait annoncé la prise de contrôle du russe AvtoVaz, qui construit notamment la Lada.

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