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Perquisitions en France dans l’affaire Carlos Ghosn

Après ses déboires au Japon, l’ex-patron de Renault pourrait également être rattrapé par la justice française. Des procureurs japonais, en visite à Paris, ont demandé des actes d’enquête à la police française.

La chute de Carlos Ghosn au Japon pourrait également se matérialiser en France. En effet, comme l'explique L’Express, le parquet de Tokyo a transmis à la justice française une demande d’entraide. Dans ce cadre, une perquisition a eu lieu en avril dernier chez un haut cadre français du groupe Renault-Nissan. À la demande de Tokyo, elle a visé l’ordinateur et les mails de cet ancien vice-président du constructeur japonais désormais membre du comité de direction de la firme française. Ces éléments ont été saisis par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) qui est chargé d’exécuter l’entraide judiciaire avec le Japon.

Cette perquisition a été menée alors que Nissan essaie, depuis décembre 2018, de faire revenir à Tokyo son ancien cadre, comme d’autres, pour qu’ils soient auditionnés par le procureur local. Des échanges fermes ont eu lieu entre les avocats de Renault et de Nissan pour tenter de le convaincre. Mais devant l’échec de ces négociations, ce sont les enquêteurs japonais qui sont venus jusqu’à Paris. Les Échos ont révélé jeudi que les autorités françaises ont invité les magistrats nippons à participer aux interrogatoires du membre de comité de direction ainsi que d’un autre ancien cadre aujourd’hui à la retraite. Des auditions qui ont eu lieu à la mi-avril.

Rachida Dati et Oman… nouvelles enquêtes ?

Les interrogatoires ont été menés sous la direction du parquet de Nanterre, responsable de l’enquête portant sur Carlos Ghosn. En France, l'ex patron est visé par des investigations sur les révélations entourant le financement d’une soirée organisée en 2016, du côté de Versailles. De nombreuses questions ont également été soulevées par l’organisation d’une réception, en 2014, à Versailles le soir des 60 ans de l’ancien patron de Renault et Nissan. La Nouvelle Tribune rappelle qu’une seconde enquête pourrait être ouverte en France pour "abus de bien sociaux et corruption". Elle porterait sur des contrats signés

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