Pernod Ricard : la pression fiscale s'accroît mais reste gérable

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L'accroissement de la charge de l'impôt est significatif mais pas dévastateur pour Pernod Ricard (Dusseldorf: 508063.DU - actualité) , a estimé son directeur général Pierre Pringuet dans les colonnes du 'Financial Times'. Le dirigeant note également qu'en dépit de tout ce que l'on raconte sur la France à l'étranger, le pays n'est pas si isolé dans sa stratégie puisque de nombreux autres ont entamé un mouvement d'alourdissement de la charge fiscale.

Interrogé par ailleurs par le quotidien des affaires britanniques sur son intérêt pour José Cuervo, après l'échec des discussions d'un rapprochement entre le roi de la téquila et Diageo (Xetra: 851247 - actualité) la semaine dernière, Pierre Pringuet n'a pas changé sa ligne directrice antérieure : Pernod Ricard, contrairement à ce qui était le cas auparavant, cherche à conserver sa notation crédit en catégorie d'investissement. Un analyste cité par le 'FT' estime qu'une telle transaction aurait malgré tout du sens car le groupe français n'a pas de grosse marque de téquila en portefeuille. Il concède que sa marge de manoeuvre actuelle par rapport au maintien de sa notation crédit reste limitée, de l'ordre de 600 millions d'euros par an. Comme José Cuervo serait plutôt valorisé dans les 3 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d'euros), une éventuelle opération sortirait du cadre prévu. L'analyste juge qu'un montage intermédiaire, passant par une prise de participation et une option pour accroître la position, pourrait être examiné au besoin. Pierre Pringuet a de son côté indiqué qu'il faudrait sans doute attendre encore un peu pour une grosse opération.