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Perdriel : "Pourquoi Challenges reprend son autonomie"

En juin 2017, mandatée par Carlos Ghosn, Mouna Sepheri vient me voir pour proposer de participer au capital de Challenges. Je lui réponds que nous voulons rester indépendants et ne recherchons pas d’actionnaires – en tout cas pour le moment. Mais, dit-elle, « vous ne pouvez pas refuser notre offre »… 

Elle m’explique que, avec l’intelligence artificielle, les contenus réalisés par notre groupe pourront être écoutés sans difficulté dans les dizaines de millions de voitures de l’Alliance, dans la langue du pays et, si on le souhaite, en audio avec la voix du journaliste écrivant l’article. Il s’agit de faire dans les voitures de l’Alliance une sorte de Wikipédia, mais avec la garantie d’authenticité apportée par les journalistes de notre groupe.

Impossible en effet de dire non à une telle offre. Nous touchons là à la raison d’être de notre métier : nous nous adressons toujours à la capacité de comprendre de nos lecteurs. Ils nous donnent un peu de leur temps, ce qui est une valeur considérable, nous essayons de ne pas leur en faire perdre en lisant Challenges.

Les journalistes font un beau métier, très difficile. Pour chaque article, ils doivent se remettre en question, enquêter, pour apporter le maximum d’informations garanties sur le sujet qu’ils ont choisi de traiter.

Refuser le pessimisme ambiant 

Ce n’est pas simple. Avec Internet, nous sommes devenus sans même nous en rendre compte citoyens du monde. Une décision lointaine sur le pétrole ou sur les mines de cuivre ou de fer peut créer du chômage ou de l’emploi dans notre pays. Etre bien informé, c’est pour les entrepreneurs, les salariés, les jeunes, un peu plus de chance de se prémunir contre tous ces risques.

Ce que nous proposait Carlos Ghosn, c’était de pouvoir offrir le résultat de ce travail de 120 journalistes, experts et chercheurs à des dizaines de millions d’auditeurs. Dans la mesure où nous espérons faire œuvre d[...]

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