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Payée 0,22 euro de l'heure, une employée de maison porte plainte pour esclavage

Ménage, cuisine pour 10 personnes, le tout 7/7 jours et 15 heures par jour. Une employée de maison a décidé de porter plainte contre ses employeurs pour "esclavage". Selon la Dépêche, cette Sénégalaise de 38 ans travaillait dans une famille sénégalo-libanaise résidant à Toulouse. L’ancienne employée de maison affirme ainsi avoir travaillé "tous les jours de 7h à 22h pour 100 euros par mois" et avoir été réduite au rang d’esclave durant cinq ans après avoir été privée de son passeport et tous ses papiers d’identité.

La trentenaire explique avoir connu ses employeurs à Dakar, au Sénégal. Ils cherchaient alors du personnel de maison pour les accompagner en France. Après une première expérience d’un mois où tout se déroule bien, la plaignante décide de revenir quelques mois plus tard pour retravailler au sein de la famille toulousaine. C’est alors que les choses se gâtent. "À mon arrivée ma patronne et sa fille m’ont pris mon passeport", explique-t-elle avant d’ajouter : "Je dormais sur un matelas que je transportais d’un appartement à l’autre en fonction des tâches que l’on me confiait. Les enfants et le frère de mon chef habitaient le même immeuble, ils me partageaient entre eux".

Une plainte "orchestrée" ?

La trentenaire, qui a porté son action devant le tribunal correctionnel et aux Prud’hommes, a profité de l’absence de ses patrons pour "chercher ses papiers et s’enfuir avec l’aide d’autres salariés de maison", a précisé son avocate à La Dépêche. Elle a attaqué les employeurs pour "traite des êtres humains, travail dissimulé, emploi d’un étranger sans titre et aide au séjour irrégulier". Cependant, le juge d’instruction a abandonné les poursuites pour traitement inhumain, estimant qu’il n’est pas établi que la plaignante ait été hébergée dans des conditions indignes ou soumise à des conditions de travail contraires à sa dignité. Une décision contre laquelle elle a fait appel.

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