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Ces patrons qui laissent la clé de leurs bureaux à des sans-abri le soir

·2 min de lecture

De jeunes chefs d'entreprises ont décidé, à Nantes, d'ouvrir leurs bureaux le soir et le week-end à des sans-abri pour les aider, avec des associations, à reprendre pied. Une initiative bientôt nationale, mais qui semble intéresser davantage les dirigeants de PME que ceux des grands groupes.

L’équation est simple. Et presque effrayante. Il y a 55 millions de mètres carrés de bureaux en région parisienne. Quatre millions sont vides. Inutilisés. Vacants. Certains envisagent . Un processus long et coûteux, qui n’aboutira pas à un flux important avant quelques années. D’autres ont pris l’équation autrement, en se disant que ces 55 millions de mètres carrés de bureaux sont, en fait, vides la plupart du temps. Notamment pendant la nuit et les week-ends. Un immense gâchis compte tenu des besoins. Notamment des besoins de logements d’urgence.

C'est ce qui a donné l’idée à plusieurs propriétaires de bureaux de confier les clés de leurs locaux à des sans-abri, le soir et le week-end, quand les salariés ne les utilisent plus. L’idée est en fait venue à Pierre-Yves Loaëc un soir, à Nantes. Le dirigeant de l’entreprise Nobilito passait tous les soirs, en accédant au garage de ses bureaux, devant une femme qui dormait sur une bouche d’aération. Et puis un jour, il s’est arrêté devant elle et lui a parlé. Elle lui a raconté son histoire: employée en CDI, elle s’est retrouvée à la rue le jour où elle a quitté son domicile pour échapper à son mari violent. Depuis, elle était en attente d’un logement social, sans arriver à trouver un toit. "Je me suis dit: pourquoi ne pas la faire profiter, d’ici là, du chauffage et du confort de mes locaux qui sont vides, le soir venu", explique Pierre-Yves Loaëc.

Un petit coup de main

L’idée était bonne, mais les associations interrogées ont souligné la nécessité d’un accompagnement, pour sélectionner les candidats, les suivre, gérer l’assurance pour l’entreprise… C’est là qu’est née l’association "Bureaux du Cœur", pour tenter de structurer ce réseau associatif d’accompagnement et trouver des entreprises volontaires pour tenter l’expérience. Le patron nantais, militant actif du (un mouvement progressiste qui compte près de 6.000 dirigeants et dirigeantes) a fait jouer son réseau: Elisabeth a été accueillie un mois par Claude Cheyss[...]

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