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Le patron de l’énergie mondiale enterre le pétrole

·2 min de lecture

A la tête de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol a surpris en prônant une mue radicale pour la neutralité carbone en 2050. Rencontre.

Dans son bureau parisien avec vue sur la tour Eiffel, Fatih Birol a le sourire. A 63 ans, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a réussi son coup. La roadmap 2050 pour parvenir à la neutralité carbone, qu’il a présentée le 18 mai fait le buzz. Il sait qu’elle ne finira pas dans un tiroir. Oublier « dès maintenant » tout projet d’exploration pétrolière et gazière, ne plus vendre de voitures thermiques neuves au-delà de 2035, faire du ­solaire la première source d’énergie dans le monde, etc., la feuille de route de l’AIE est un coup de tonnerre. Elle remet en question tous les acquis. Et sera dans les mois à venir le document de référence des acteurs du climat, gouvernements, banques, industriels…

« Consensus politique »

« On a commencé notre travail il y a huit mois à la demande de la présidence de la COP 26 (qui aura lieu en novembre à Glasgow), raconte Fatih Birol. Une cinquantaine de nos économistes, analystes, statisticiens, spécialistes en modélisation y ont participé. » Le résultat est décoiffant. Le monde de 2050, version AIE, n’aura plus rien à voir avec celui de 2021. La production de pétrole aura chuté de 75 %, celle du charbon de 90 %, la demande globale en énergie aura baissé de 8 % alors que la population aura crû de 2 milliards d’habitants. Les ressources fossiles ne fourniront plus qu’un cinquième de l’énergie pour des usages comme les plastiques (quatre cinquième actuellement). Dans le même temps, la part des renouvelables aura été multipliée par huit et représentera 90 % du mix électrique, les 10 % restants étant dévolus au nucléaire.

Pour l’AIE, émanation de l’OCDE, cette feuille de route constitue une petite révolution. Pour la première fois, l’agence rompt le lien avec l’industrie des hydrocarbures qu’elle a toujours soutenue. Pour Fatih Birol, le point de bascule ce sont les objectifs de neutralité carbone pour le milieu du siècle souscrits par une cinquantaine de pays. Premier directeur exécutif de cette institution[...]

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