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Quand l'Etat prive de bonus le patron de France 24

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Quand l'Etat prive de bonus le patron de France 24

SÉRIE D'ÉTÉ: LES STARS DANS LE PRÉTOIRE. Le contrat d'Alain de Pouzilhac prévoyait un bonus pouvant aller jusqu'à 48.000 euros par an. Mais ses rapports se sont dégradés avec l'Etat, qui a décidé de ne rien lui verser...

Il y a quelques années, l'État s'est mis à singer le secteur privé dans la rémunération des patrons d'entreprises publiques. Il a décidé d'introduire des bonus versés en fonction des performances. En pratique, il s'agit d'une part variable du salaire, qui s'ajoute au salaire fixe, et qui n'est versée que si sont remplis des objectifs fixés à l'avance. Mais l'État est apparemment moins strict que le privé: en pratique, le bonus semble quasiment toujours versé, et constitue presque un acquis. 

Les cas où les bonus ne sont pas versés semblent donc plutôt rares. Et rarissimes les cas où le patron fait alors un procès pour obtenir son bonus... C'est ce qui est arrivé à Alain de Pouzilhac, qui a été entre 2008 et 2012 PDG de l'Audiovisuel extérieur de la France (devenu France Médias Monde), la holding regroupant France 24 et RFI. Il démissionnera en juillet 2012 "à la demande des nouveaux ministres des Affaires étrangères et de la Culture", expliquera-t-il à la justice.

"Ce niveau de rémunération est une erreur"

Le salaire maximal d'Alain de Pouzilhac (comme de son bras droit Christine Ockrent) s'élevait à 315.000 euros bruts par an, avait révélé dans un rapport le député Didier Mathus. "Ce niveau de rémunération est une erreur. Cette rémunération correspond à la rémunération de Patrick de Carolis [alors patron de France Télévisions] pour une entreprise dix fois moins...

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