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Particules fines : l’automobile n’est pas la seule dans le collimateur de la loi Climat

·2 min de lecture

La loi Climat entend diminuer de moitié en dix ans les émissions de particules du chauffage au bois. Cette disposition a été votée à une large majorité par les députés qui ont enfin compris que l'automobile est loin d'être la plus à blâmer — du moins pour cette forme de pollution atmosphérique.

Qui dit pollution de l'air songe immédiatement aux gaz d'échappement des voitures. La bagnole fait donc la coupable toute désignée lorsqu’on évoque le fameux chiffre des 40.000 décès prématurés, du fait d’une exposition prolongée à une trop forte concentration en particules fines. S'instaure ainsi l'idée dans l’opinion publique que la "bagnole-qui-pue" est aussi la bagnole qui tue. Un raccourci qui conduit à passer sous silence d'autres sources émettrices de ces minuscules fragments de matières solides.

L'industrie automobile a développé un véritable complexe de persécution, persuadée qu’elle est d'être le souffre-douleur des militants écologistes autant que la victime des excès de la politique anti-voiture du gouvernement. Elle hésite entre paranoïa et résignation, particulièrement en cette période d’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi “Climat et Résilience”. Un texte volontariste, qui voudrait non seulement interdire dès 2030 la vente de véhicules émettant plus de 123 g/km de CO2, mais encore ouvrir aux élus locaux la possibilité de bannir les véhicules de certaines tranches d’âges.

Le chauffage au bois pèse 43 % des émissions de particules PM2,5 en France, contre 18 % pour les transports

Sur le plan politique, l’industrie automobile a conscience d’avoir perdu la bataille. D’où sa conversion accélérée à la voiture électrique, qui l’aidera à verdir son image autant qu'à échapper aux amendes CO2 de Bruxelles. En retour de leurs efforts, constructeurs et équipementiers aimeraient juste que le législateur tourne dorénavant son attention vers d’autres sources de pollution négligées, malgré leur importance effective.

Leur vœu se voit en partie exaucé par le vote à une large majorité d’une disposition de la loi “Climat et Résilience” qui demande aux préfets de zones concernées par un plan de protection de l’atmosphère de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la performance énergétique des appareils de chauffage au bois. Car dorénavant, l’âtre émet[...]

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