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Paris, Pékin, OTAN...Joe Biden lance le grand mercato de ses ambassadeurs

·2 min de lecture

Des pros de la diplomatie, il y en a. Des amis et riches donateurs, aussi. Mais en nommant ses ambassadeurs à l'étranger, Joe Biden veut revenir sur les excès de l'ère Trump.

Diplomates de carrière, ou copains? Pros des chancelleries, ou millionnaires leveurs de fonds ? A chaque nouveau président américain, c’est le même mercato : qui décrochera les postes d’ambassadeur des Etats-Unis de par le monde ? Réponse, pour Biden : les diplomates, les copains, les pros et les riches. Mais pas tout à fait comme d’habitude.

Commençons par le poste qui nous importe le plus : la France. Pour représenter son pays dans la splendide ambassade de l’avenue Gabriel, Joe Biden a choisi Denise Bauer. Une nomination politique : cette riche démocrate de San Francisco, fondatrice du réseau Women for Biden, est une vétéran de la levée de fonds. Ayant aidé à récolter plus de 4 millions de dollars pour les deux campagnes d’Obama, elle a mis ses talents au service du candidat Biden. Mais c’est aussi une diplomate qui est nommée : Obama l’avait déjà installée comme ambassadrice en Belgique. Elle n’a rien d’une novice et – ce n’est pas toujours le cas – parle français couramment.

Vu d’Europe, ce genre de nominations peut choquer. Nous sommes habitués aux diplomates de carrière dans les chancelleries, y compris aux plus hauts postes. Les États-Unis ont une histoire et une tradition différente. Depuis les origines – Benjamin Franklin et Thomas Jefferson furent les deux premiers ministres reçus la Cour de Versailles – et jusque dans les années 20, "la quasi-totalité des chefs de mission n’affichait aucune expérience diplomatique préalable significative", indique l’universitaire Ryan Scoville dans intitulée "Ambassadeurs non qualifiés". Il y décrit un "contexte politique dans lequel l’amateurisme était toléré, et même idéalisé."

Les ambassadeurs priés de mettre la main à la poche

Depuis les années 1950, une cinquantaine d’ambassades (environ 30%) sont réservées à des nominations politiques, et bien davantage (plus de 70%) pour les ambassades en Europe de l’Ouest. L'explication : le poids des vieilles habitudes et le coût de ces représentations à l’étranger. Pour su[...]

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