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Pap Ndiaye: "Nous devons restaurer la confiance en l'école, au coeur de notre République"

MARTIN BUREAU/AFP

EXCLUSIF - 67% des Français jugent que l'école fonctionne mal. Interrogées par Harris Interactive et Challenges, 10.000 personnes représentatives de la population ont exprimé leurs inquiétudes pour l'avenir des jeunes et leur vision du système éducatif. Le ministre de l'éducation nationale Pap Ndiaye leur répond dans cette tribune.

Dans son discours à la jeunesse, prononcé au lycée d’Albi en 1903, Jean Jaurès s’exclame: "qu’est-ce que la République? C’est un grand acte de confiance". Cette confiance n’est "ni sotte, ni aveugle, ni frivole", poursuit-il, elle n’ignore pas les difficultés, les échecs, "la réalisation incomplète [du] vaste idéal". Or, à propos de l’école, pour reprendre les propos du président de la République, une certaine défiance s’est installée: "Le cœur du problème, il faut aussi le regarder: c’est la défiance. C’est la défiance collective. C’est le fait que tout se passe, malgré l’amour commun sur les objectifs partagés, comme si nous n’avions pas confiance dans celles et ceux qui sont à la tête des écoles, pas totalement confiance dans les enseignants, encore moins confiance dans les élèves. On a un système qui repose sur une forme de défiance. Soyons exigeants et confiants."

Cette défiance s’illustre dans : le système éducatif apparaît comme "contribuant au déclin de la France" pour 51% des Français; les deux-tiers estiment qu’il fonctionne "mal", et que le niveau s’est détérioré pour 76%. Quel que soit son point de vue, il faut se rendre à l’évidence que le tableau scolaire n’est pas brillant. Certes, les parents d’élèves scolarisés portent un jugement plus amène — un écart qui s’explique par le point de vue plus décliniste, souvent nostalgique, des personnes plus âgées — mais sans s’inscrire à l’inverse de la tendance générale. Les personnes interrogées voient juste: sont les deux questions fondamentales.

Cette situation morose procède d’un double processus historique: d’une part l’expérience longue du chômage de masse, en voie de résorption aujourd’hui, et la précarisation des classes populaires, qui a conduit à un regard désabusé sur la capacité de l’école à orienter et former; d’autre part la difficulté, voire . Nous devons changer cela. Et c’est ce changement que je veux conduire avec l’ensemble des acteurs, sous l’impulsion du président de la République et conduit[...]

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