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Qui est Paolo Gentiloni, le commissaire européen révélé par la crise du Covid?

·2 min de lecture

C’est lui, l’aristo, l’ex-président du Conseil italien balayé par les populistes, qui a poussé l’Europe à abandonner ses carcans budgétaires face à la crise. Par petites touches, prônant l’unité et la solidarité.

Il y a un an exactement, alors que l’Organisation mondiale de la Santé vient de qualifier la maladie respiratoire venue de Chine de pandémie, l’Italie passe la barre des 4.000 décès, devenant le pays le plus endeuillé au monde à cause du Covid-19. Le même jour, la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, annonce une décision inédite: la suspension temporaire des critères de stabilité (dits de Maastricht), ces fameux outils de sur­veillance des économies. "Nous déclenchons la clause d’assouplissement des règles budgétaires pour permettre aux gouvernements d’injecter dans l’économie autant d’argent que nécessaire", déclare-t-elle. , ancien président du Conseil italien, retweete alors la proclamation de sa patronne, accompagnée d’un commentaire sibyllin: "Bene." Quelques heures plus tôt, il avait envoyé un message plus explicite: "Les conséquences économiques du coronavirus toucheront tous les pays européens. C’est une crise différente des précédentes, c’est pourquoi elle nécessite une réponse commune et nouvelle." A rebours de certaines capitales, comme Berlin ou Prague, qui ont fermé leurs frontières et proscrit l’exportation de masques, lui prône l’unité et la solidarité.

Vision de centre gauche

En ces jours dramatiques pour son pays, le sexagénaire, chargé des Affaires économiques et monétaires de l’Union, commence à faire entendre une petite musique, personnelle et singulière, qui va lui permettre d’exprimer sa vision de centre gauche. Et de peser dans une Commission dominée par les conservateurs. Grâce à la crise du Covid, il se révèle. Très vite, il avance le concept, honni par les Allemands, d’endettement commun aux Européens. Le 4 avril, à la surprise générale, il l’expose dans une tribune cosignée avec le commissaire français Thierry Breton. Le mot "coronabonds" (obligations corona) s’impose dans l’opinion publique. Un pavé dans la mare! D’autant que, pour la première fois, deux commissaires s’expriment dans la presse sans en [...]

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