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La pandémie a donné lieu à des entraves «sans précédent» de la liberté d'expression, selon Amnesty

·2 min de lecture

De nombreux gouvernements à travers le monde ont profité de la pandémie de coronavirus pour mettre en place des entraves « sans précédent » à la liberté d'expression et faire taire les critiques, a dénoncé Amnesty International dans un rapport publié ce mardi 19 octobre.

Combinées à une vague de désinformation, ces mesures répressives ont souvent empêché les populations d'avoir accès à des informations exactes sur le virus, pourtant indispensables pour leur permettre d'y faire face dès l'émergence de la pandémie début 2020, a souligné l'organisation de défense des droits humains.

« Tout au long de la pandémie, des gouvernements ont lancé une attaque sans précédent sur la liberté d'expression », a déclaré un responsable d'Amnesty International, Rajat Khosla, dans un communiqué. « Des canaux de communication ont été pris pour cibles, des réseaux sociaux censurés et des organes de presse fermés », a-t-il ajouté, et « des journalistes et des professionnels de santé ont été réduits au silence et emprisonnés ».

Pour Amnesty, le manque d'informations résultant a constitué un « facteur » aggravant le bilan de la pandémie, qui approche les cinq millions de morts.

Cliquez ici pour lire le rapport

L'activité des médias restreinte

« Dans des pays comme l’Égypte, par exemple, les professionnels de la santé ont tout simplement été arrêtés, emprisonnés arbitrairement parce qu’ils questionnaient ou dénonçaient la gestion de l’épidémie par les autorités égyptiennes et se sont retrouvés effectivement en prison dans des conditions de détention extrêmement sévères, tout simplement pour avoir fait leur travail de soignants, explique Katia Roux, chargée de plaidoyer libertés au sein d’Amnesty, au micro de Clea Broadhurst. Des exemples, on en a beaucoup, malheureusement, puisqu’on a vu que les défenseurs des droits humains, les journalistes, les militants politiques, les professionnels de la santé, étaient censurés, harcelés, attaqués, poursuivis en justice… Et la conséquence, ce sont des violations flagrantes des droits humains, c’est aussi l’instauration d’un climat de peur et d’intimidation. Quand on cible ces personnes-là, on veut les faire taire et on veut dissuader d’autres voix de s’élever. Et c’est bien cela aussi l’une des conclusions de ce rapport : au final c’est États-là ont utilisé ces mesures restrictives pour contrôler le discours national, le narratif officiel sur la crise, tout au long de la pandémie ».

Amnesty International cite également le cas de la Chine où plus de 5 000 enquêtes pénales avaient été ouvertes en février 2020 contre des personnes accusées de « fabriquer et volontairement répandre des informations fausses et préjudiciables » sur la nature et l'étendue de l'épidémie.

En Tanzanie, le gouvernement de l'ancien président John Magufuli, qui n'a cessé de minimiser l'impact du coronavirus et refusé de prendre des mesures pour endiguer la pandémie, a eu recours à des lois interdisant et punissant les « fausses informations » pour restreindre notamment l'activité des médias.

Au Nicaragua, les autorités ont adopté une législation visant à lutter contre la cybercriminalité, qui leur permet en fait de « punir ceux qui critiquent les politiques du gouvernement » et de « réprimer la liberté d'expression ».

En Russie, une loi sanctionnant sévèrement la diffusion de fausses informations relatives au coronavirus risque fort de rester en place une fois la pandémie terminée, a prévenu Amnesty International.

Aucune région épargnée

« Il y a des États qui avaient déjà des lois répressives, des lois qui permettaient de censurer les voix critiques. Donc effectivement, la Chine en premier lieu, tristement célèbre pour contrôler la liberté d’expression, mais la Thaïlande, l’Indonésie, Cuba, la Tanzanie, l’Ouganda, le Koweït, l’Arabie saoudite, font aussi partie des pays qui disposaient de telles lois et qui les ont utilisées dans le cadre de la pandémie, poursuit Katia Roux. Ensuite on a vu que d’autres pays ont adopté ou tenté d’adopter de nouvelles mesures ou des mesures supplémentaires. On peut citer effectivement le Nicaragua et la Russie, mais il y a aussi les Philippines, le Cambodge, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Brésil, le Maroc… Aucune région n’est épargnée. Et puis si l’on rajoute à cela les pays qui ont imposé des coupures d’Internet, comme le Bangladesh, le Yémen, la Biélorussie, la Tanzanie ou le Myanmar, effectivement on couvre l’ensemble du globe. Et c’est cela qui effectivement est extrêmement effrayant, c’est qu’on voit que cette attaque frontale vient de partout. Encore une fois, ce n’est pas un phénomène nouveau, mais il s’est accéléré, au prétexte de lutter contre les informations et de protéger la santé publique. »

Outre les gouvernements, l'ONG basée à Londres a critiqué les plates-formes numériques, qui n'en font pas assez, selon elle, pour lutter contre la désinformation.

Tout cela « rend de plus en plus difficile pour des personnes de se faire une opinion totalement informée et de faire des choix en connaissance de cause sur leur santé », a-t-elle souligné. Une information exacte est pourtant « cruciale », selon elle, pour « réduire et combattre l'hésitation vaccinale ».

(et avec AFP)

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