La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 260,61
    -218,99 (-0,64 %)
     
  • Nasdaq

    14 101,57
    +32,14 (+0,23 %)
     
  • Nikkei 225

    29 161,80
    +213,07 (+0,74 %)
     
  • EUR/USD

    1,2129
    +0,0022 (+0,18 %)
     
  • HANG SENG

    28 842,13
    +103,23 (+0,36 %)
     
  • BTC-EUR

    33 488,48
    +3 601,38 (+12,05 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 008,74
    +39,90 (+4,12 %)
     
  • S&P 500

    4 236,36
    -11,08 (-0,26 %)
     

PAC: des agriculteurs bio dépités par le scénario sur la table

·2 min de lecture

La nouvelle PAC va-t-elle permettre à la France de défendre davantage ses agriculteurs bio?

Paris, AFP - La France saisira-t-elle l'occasion de la prochaine politique agricole commune (PAC) pour soutenir davantage l'agriculture bio ? Elle n'en prend pas le chemin, s'inquiètent les partisans de ce mode de production, quand le ministre Julien Denormandie défend les efforts du gouvernement en la matière.

Depuis sa ferme céréalière de l'Essonne, au sud de Paris, Abel Pithois a fait ses calculs. A compter de 2023 - date d'entrée en vigueur de la nouvelle PAC - les aides européennes dont il bénéficie seraient quasiment par divisées par deux, selon un scénario prêté au ministère de l'Agriculture par la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab).

"Cela fait presque 30.000 euros en moins par an, c'est énorme. Je voulais embaucher quelqu'un à plein temps, ce n'est plus du tout envisageable", déclare à l'AFP le céréalier, dont les 156 hectares sont en bio depuis 2014.

Sans aides spécifiques pour les producteurs bio, dont les rendements sont inférieurs à ceux de l'agriculture consommatrice d'engrais et pesticides chimiques, "il y en a plein qui vont retourner en conventionnel", pense-t-il. "Moi-même je commence à me poser des questions, alors que j'ai l'impression que ça a du sens ce que je fais."

Julien Denormandie doit très prochainement présenter ses arbitrages sur le plan stratégique national (PSN) de la France, déclinaison de la future PAC qui s'appliquera jusqu'en 2027.

"Il faut que le ministre reconsidère les premières propositions sur la table, qui sont inacceptables et inéquitables" et "ne règlent en rien la question de la transition agricole vers des modes de production plus respectueux de l'environnement", déclare à l'AFP Guillaume Riou, président de la Fnab.

L'une des principales nouveautés de la prochaine PAC réside dans l'instauration d'un "éco-régime": il est prévu de conditionner le versement de plus ou moins un quart des aides directes à des pratiques vertueuses sur le plan environnemental.

Cet éco-régime remplacera le "paiement vert" qui[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi