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<p>La chronique "L'air du temps"</p> - 10 mai 1981 : le grand soir

·2 min de lecture

Il y a quarante ans, François Mitterrand devenait le premier président socialiste de la Ve République. Un chef de l'Etat "pharaonique".

Le 10 mai 1796, Bonaparte avait franchi le pont de Lodi et conquis Milan. C’était la première page de « La chartreuse de Parme », enthousiaste et exaltée. Pour moi, à 20 ans, rien ne pourrait effacer cette date. Erreur: le 10 mai 1981 fut plus exceptionnel encore. Ce jour-là, la France a quitté les ténèbres pour scintiller à la lumière du jour. Je cite Jack Lang. En un mot, François Mitterrand venait d’être élu à la présidence de la République. À Auteuil, on faisait grise mine. Dans l’immeuble, une voisine m’a annoncé que, dans les dix jours, les chars russes défileraient sur les Champs-Élysées. J’ai tenté de la calmer. Nous n’en étions pas encore là.

Depuis quarante ans, il avait un don pour traverser les rues boueuses sans se salir les Church’s

Ce Mitterrand n’était pas né de la dernière giboulée. On le connaissait bien. Depuis quarante ans, il avait un vrai don pour traverser les rues boueuses sans se salir les Church’s. On échapperait au KGB. Il était trop poil de chameau pour faire vraiment peur. Ses Pléiade, sa bergerie à Latche, sa francisque, ça n’était quand même pas Lénine. Les paupières papillonnantes, la mine bénisseuse, dans un phrasé alangui où les cailloux se donnent des airs de diamants, confortablement calé entre rêve et réalité, en marquant les virgules, il parlait du bout des lèvres comme on boit une tasse de thé. Malgré le programme commun, son rouge délavé restait d’un rose rassurant. La preuve : il était comme chez lui à Versailles. Son G7 incendia les pupilles. Et puis un vrai concert de harpes et de luths l’accompagnait ! Écrivains, chanteurs, metteurs en scène, acteurs, tout le monde planait. Du reste, il n’y avait que de bonnes nouvelles:(...)


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