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<p>Dans les archives de Match</p> - François Mitterrand, les marches du pouvoir

·2 min de lecture

Il lui a fallu beaucoup d’acharnement pour conquérir le pouvoir. Mais aucune défaite n’a pu l’abattre, et le perdant s’est métamorphosé en vainqueur. En remportant, il y a quarante ans, la présidentielle du 10 mai 1981, François Mitterrand efface ses échecs et permet à l’opposition de gauche d’entrer à l’Élysée. Une première depuis la création de la Ve République, en 1958.

Au soir de la victoire, le 10 mai 1981, à Château-Chinon, c’est l’ivresse. François Mitterrand, lui, reste impassible : « Quelle histoire ! » répète-t-il. « Vous ressentez quoi ? » demande quelqu’un. Un silence, puis il répond : « Sentiments ? Connais pas. » Le président cloisonne, ne se livre pas, déteste la confidence. La complexité lui est naturelle. À André Rousselet, qui lui avait demandé quel pourcentage de connaissance avait de lui son ami le plus intime, il avait répondu : « 30 % ! » Mais, même s’ils ne savent pas tout de lui, ceux qui sont présents ce soir-là à l’hôtel du Vieux Morvan, où François Mitterrand a une chambre à l’année, n’ont jamais cessé d’y croire. Même dans les moments où, impopulaire et isolé, il semblait définitivement sur la touche. Il est un de ceux auxquels l’adage qui prétend qu’un homme politique n’est mort qu’au cimetière va le mieux.

En 1959, après le piège du faux attentat de l’Observatoire, orchestré pour le faire remonter dans l’opinion, François Mitterrand, alors âgé de 43 ans, semble bel et bien enterré. Ridiculisé, il ne sort plus de chez lui, pleure… On craint un suicide. Le pays tout entier le conspue, à l’exception d’une poignée de fidèles. Réputé individualiste, glacial, ambigu, prétentieux, il suscite la méfiance de la classe politique. Plusieurs dossiers refont surface : en 1954, il est ministre de l’Intérieur quand il est soupçonné d’avoir fait fuiter une délibération du Conseil de défense au PC. Deux ans plus tard, à la Justice, il cautionne les tribunaux militaires et ferme les yeux sur la torture en Algérie, seules erreurs qu’il concédera. Fin 1959, il est l’homme à abattre. Lui et sa famille reçoivent des menaces de mort. À l’école, on se moque de ses fils,(...)


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