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Pôle emploi risque "une impasse budgétaire en 2022"

·2 min de lecture

Pôle emploi risque une "impasse budgétaire" en 2022, a averti mercredi son directeur général Jean Bassères, car son budget repose en grande partie sur les recettes de l'assurance chômage qui sont fortement diminuées par la crise.

Le budget de l'opérateur public dépend en effet "à 75"% de l'Unédic qui doit lui verser 11% de ses recettes de deux ans auparavant, a expliqué M. Bassères, auditionné à l'Assemblée pour être reconduit pour un quatrième mandat de trois ans. Du fait de la crise, et donc de la diminution de l'emploi salarié soumis aux cotisations chômage, l'Unédic s'attend à une baisse de 10% de ses recettes en 2020, à 35,5 milliards d'euros, qui se répercutera donc en 2022 sur Pôle emploi. "Nous parlons de plusieurs centaines de millions d'euros. Il y a un risque d'impasse budgétaire en 2022", a-t-il prévenu. Pour 2021, M. Bassères a estimé avoir, à ce stade de la crise, "les moyens de faire ce qu'on attend" de Pôle emploi.

1.500 pour faire face à l'augmentation de la charge de travail, et 650 pour s'occuper plus spécifiquement des jeunes. Un rendez-vous est prévu en mars pour éventuellement prévoir de nouvelles embauches en fonction de l'évolution du marché du travail, a-t-il indiqué, en refusant de faire des prévisions "périlleuses" du fait du contexte sanitaire. A ce stade, Pôle emploi "n'est pas confronté à un afflux de nouveaux demandeurs d'emploi, à des flux de nouvelles inscriptions", a-t-il souligné. "Notre augmentation de charge est liée à des personnes déjà inscrites", en catégorie B et C (activité réduite), et qui du fait de la perte de leur CDD ou mission d'intérim, se retrouvent sans emploi (catégorie A) et "doivent être accompagnées", a-t-il expliqué.

Interpellé sur un recours abusif aux volontaires du service civique, comme l'affirme l'émission Cash Investigation de France 2, M. Bassères a contesté "une vision très orientée" et a assuré que "les 3 à 4.000 volontaires en service civique à Pôle emploi étaient là exclusivement pour aider les personnes en difficulté numérique". "Ils ne font pas objectivement un travail de conseiller Pôle emploi", a-t-il insisté.

(avec AFP)

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