Pétrole: les prévisions et le désaccord budgétaire US pèsent

(CercleFinance.com) - Un désaccord politique persistant quant au budget fédéral américain, et l'écrêtement de ses prévisions de croissance par la Fed : c'est tout ce que les opérateurs pétroliers semblent avoir retenu ce midi. A cette heure, la prochaine échéance du contrat sur le Brent de mer du Nord (livrable en janvier) se tassait de 0,4% 109 dollars, le WTI américain le suivant de 0,6% à 86,4 dollars.

Sans doute, confirme Saxo Banque, ?la réunion de la Fed a d'abord laissé place au soulagement par rapport à la continuité de la politique monétaire accommodante de Ben Bernanke?.

?En revanche?, poursuivent les spécialistes, ?la morosité des perspectives économiques décrites hier soir explique en partie le retournement de tendance cette nuit. Les inquiétudes autour du fiscal cliff américain pèsent également sur les cours.?

En effet, le débat budgétaire américain opposant les ?congressmen? démocrates (et l'administration présidentielle Obama) et républicains ne donne aucun signe d'avancée. En cas d'absence d'accord, la croissance US majoritairement envisagée par le consensus en 2013 ferait place à une récession en raison des baisses de dépenses et des hausses d'impôts qui seraient automatiquement mises en place.

Enfin, parallèlement à la décision de son comité de politique monétaire et à l'annonce d'un ?QE4? centré sur les obligations fédérales, la Fed a procédé à la mise à jour trimestrielle de ses projections macroéconomiques pour les Etats-Unis.

Et elles se sont traduites par un écrêtement généralisé pour ce qui est du PIB, avec malgré tout un peu plus d'optimiste du côté du chômage. Du côté du PIB, la projection de croissance 2012 est abaissée de la fourchette de 1,7-2% à celle de 1,7-1,8% quand en 2013, on passe de 2,5-3% à 2,3-3%, ce qui correspond également à un abaissement. Les prévisions pour 2014 et 2015 ont aussi été réduites.

Cependant, du côté du taux de chômage, la Fed s'attend à un chiffre de 7,8-7,9% cette année, contre 8-8,2% précédemment.

Rappelons que les Etats-Unis restent de loin le premier consommateur mondial de brut, et qu'ils concentraient 20,5% de la demande mondiale en 2011, selon le BP Statistical Yearbook. Et que la demande de brut dépend étroitement de l'intensité de l'activité économique.


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