Pétrole: légères prises de bénéfices sur le brut.

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(CercleFinance.com) - Après une vive hausse la veille sur un sentiment d'euphorie, le doute et les prises de bénéfices étaient de rigueur ce midi sur nombre de marchés, dont ceux du pétrole. Vers 13 heures 15, le contrat sur le Brent de mer du Nord livrable en février se tassait 0,5% à 111,9 dollars, le WTI américain cédant 0,6% à 92,6 dollars.

L'euphorie causée hier par la conclusion d'un accord sur le budget américain entre les parlementaires du Congrès, qui depuis a été promulgué par le président Barack Obama, a fait place au doute ce matin.

En effet, le directeur des relations extérieures du Fonds monétaire international (FMI), Gerry Rice a indiqué qu''il faudra faire encore davantage pour remettre les finances publiques américaines sur le chemin de la soutenabilité sans pénaliser une reprise encore fragile'. M. Rice a également jugé 'crucial' que le plafond de la dette fédérale, qui est à ce jour de 16.400 milliards de dollars environ et est en voie d'être dépassé, soit relevé aussitôt que possible.

Et l'agence de notation-crédit Moody's a averti que 'l'accord ne peut être considéré comme la base d'une amélioration significative des ratios d'endettement de l'Etat fédéral à moyen terme'. Moody's estime que de nouvelles mesures devront être prises pour que la perspective négative qu'elle porte sur la note de la dette des Etats-Unis, ce qui présage d'une possible dégradation, soit relevée à ?neutre?.

Plusieurs bureaux d'études s'inquiètent, eux aussi, de l'impact des mesures fiscales sur le dynamisme de l'économie US. Selon Crédit Suisse, au final, le début de consolidation budgétaire devrait pénaliser la croissance du PIB US de 0,8 point de pourcentage cette année. 'Si les réductions automatiques de dépenses étaient mises en oeuvres, la croissance serait pénalisée de 0,5 point de croissance de plus', calcule Crédit Suisse. 'Mais le secteur privé est en bonne forme aux Etats-Unis', indiquent-ils.

Bref, au final, la croissance du PIB des Etats-Unis serait de ?2% environ? en 2013, calcule Crédit Suisse, chiffre qui serait ramené à 1,5% en cas de réduction automatique des dépenses, sujet sur lequel une décision n'est attendue que dans deux mois.

Chez BlackRock, le commentaire du stratégiste en chef, Russ Koesterich, n'était guère plus amène : 'cet accord de la 11ème heure est mieux que rien... Mais sa portée est limitée et les nouvelles négociations qui s'annoncent vont probablement se traduire par davantage de volatilité sur les marchés financiers.'

BlackRock (NYSE: BLK - actualité) partage d'ailleurs les doutes de Crédit Suisse sur la conjoncture US : 'nous nous attendons à un rebond de la croissance dans le courant l'année. Mais dans l'ensemble, il nous semble peu probable qu'elle dépasse en 2013 la barre des 2%, ce qui avait été le cas nombre des années précédentes'.

Ces prévisions se comparent à celles formulées par la Fed en décembre dernier : la banque centrale US, elle, tablait alors en 2013 sur une croissance comprise entre 2,3 et 3%.

Or la demande de pétrole est étroitement liée au rythme de la croissance, et les Etats-Unis en sont toujours les premiers consommateurs, devant la Chine.

Notons que l'état hebdomadaire des stocks de pétrole et de produits pétroliers américains de l'Energy Information Agency (EIA) sera, comme la semaine précédente en raison des fêtes de fin d'année, exceptionnellement publié demain 4 janvier. Après des retraits de près de 600.000 barils la semaine précédente à 371 millions d'unités, ceux de pétrole sont de nouveau attendus en légère baisse par le consensus, bien que le cas échéant ils se maintiendraient toujours dans la moyenne haute de ces cinq dernières années.


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