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Pénurie de puces: un enjeu de pouvoir entre Pékin et Taïwan

·2 min de lecture

La pénurie du puces qui frappe les économies mondiales pourrait avoir l'ampleur d'un choc pétrolier. Elle pourrait aussi être le résultat des tensions accrues entre la Chine continentale et Taïwan, que Pékin considère comme une simple province. Plutôt que de se lancer dans un affrontement militaire direct, Pékin pourrait préférer mener une bataille technologique moins risquée.

La situation jusqu'à la fin de l'année, avant un début de régulation au premier semestre 2022, estime Jean-Marc Chéry, PDG du fabricant franco-italien de composants électroniques STMicroelectronics, évoquant une "coopération dans l'urgence" entre entreprises pour gérer la situation. Le marché des semi-conducteurs est sous la pression d'une forte augmentation de la demande mondiale depuis l'automne dernier qui crée un sentiment de pénurie.

Au cœur des plus européennes des technologies, on trouve toujours une puce. Le plus souvent, elle est fabriquée en Asie, parfois aux Etats-Unis. En Europe? Quasiment jamais. Un avion "made in Europe", une voiture allemande ou française, une fusée Ariane, un navire sortant des chantiers navals, tous contiennent des floppées de puces. Elles sont parfois conçues en Europe mais elles sortent des usines taïwanaises de TSMC ou coréennes de Samsung. L’américain Intel, qui sous-traite une partie de sa production auprès de TSMC, vient d’ouvrir une nouvelle usine en Arizona. Et en Europe? Rien, ou presque. STMicroelectronics, survivance de la volonté gaullienne d’une force de frappe informatique, est l’un des rares fabricants de puces européen au côté de l’allemand Infinéon (ex-Siemens), NXP (ex-Philips) ou encore Bosch. Mais l’Europe est incapable d’avoir une usine digne de ce nom capable de rivaliser avec celles de Taiwan ou de Chine continentale.

Cette pénurie a des conséquences sur l’économie européenne. Elle a empêché le groupe automobile Stellantis, issu de la fusion de Peugeot-Citroën et de Fiat-Chrysler, . Le groupe estime que la crise va perdurer et avoir un impact supérieur au deuxième trimestre et se poursuivre jusqu’en 2022. Les usines ne peuvent fonctionner en l'absence de ces composants devenus omniprésents dans les voitures, et soumis à la concurrence très forte de l'informatique depuis que la pandémie a accéléré et des loisirs à la maison. Chez Renault, elle devrait impacter les volumes d'au moins 100.000 véhicules cette a[...]

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