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La pénurie d’adresses IP qui menace Internet

"Internet ne cessera pas de fonctionner mais cessera de grandir." L’Arcep a tiré la sonnette d’alarme, d’ici un mois, il n’y aura plus d’adresses IPv4 disponibles. Mis en service en 1983, c’est le type d’adresse IP le plus commun sur internet. Quels sont les risques de cette pénurie et les solutions envisagées ?


Une adresse IP, c'est l'équivalent d'une carte d'identité indispensable sur internet. Chaque ordinateur, smartphone, box internet et site internet en possède une. La version la plus commune d'adresses IP est appelée IPv4 (ou Internet Protocol version 4). Ce type d'adresse, généralisé en 1983, est de loin le plus répandu sur internet, mais il n'y en a presque plus de disponible.

La raison de cette pénurie est mathématique. L’adresse IPv4 est une adresse de 32 chiffres binaires, composée de 0 ou de 1. Au total, ce sont donc environ 4,3 milliards de combinaisons à distribuer. L'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms, estime qu’il reste environ 1 million d’adresses IPv4 à distribuer, assez pour tenir jusqu’en … novembre 2019. Lors de sa création, ce protocole d’adresse IP n’avait été prévu pour s’étendre à autant d’objets connectés.

Orange se veut rassurant pour leurs clients, pour eux "ce problème a été anticipé il y a plusieurs années". Pour Jeremy Martin, directeur technique de Firstherberg.com : "On estime qu’Orange possède 30 millions d’adresses IP en réserve, et c’est pareil pour les trois grands autres opérateurs. Ils sont tranquilles."

IPv6, la solution ?

L’IPv4 n’est pas la seule solution pour obtenir une adresse IP. Dans les années 1990, l’IPv6 est créé. Cet autre protocole, de 128 bits et non 32, permet d’obtenir (beaucoup) d’autres adresses IP. Avant d'épuiser cette technique, on pourrait équiper 667 millions de milliards d'objets connectés sur chaque millimètre carré de la planète. Mais l’IPv6 ne s’est que très peu développé. Pourtant l’Arcep estime que "la transition vers IPv6 est une nécessité vitale" et a même lancé la création d’une "Task force IPv6" pour "échanger sur les problèmes rencontrés avec l’IPv6. Cela permettra aussi de compiler les meilleurs pratiques."

En 2018, selon , seulement 26% des pages internet les (...)

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