La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 965,88
    -57,92 (-0,82 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 136,91
    -48,06 (-1,15 %)
     
  • Dow Jones

    34 725,47
    +564,69 (+1,65 %)
     
  • EUR/USD

    1,1152
    +0,0005 (+0,04 %)
     
  • Gold future

    1 792,30
    -2,70 (-0,15 %)
     
  • BTC-EUR

    33 811,05
    +790,84 (+2,40 %)
     
  • CMC Crypto 200

    863,83
    +21,37 (+2,54 %)
     
  • Pétrole WTI

    87,29
    +0,68 (+0,79 %)
     
  • DAX

    15 318,95
    -205,32 (-1,32 %)
     
  • FTSE 100

    7 466,07
    -88,24 (-1,17 %)
     
  • Nasdaq

    13 770,57
    +417,79 (+3,13 %)
     
  • S&P 500

    4 431,85
    +105,34 (+2,43 %)
     
  • Nikkei 225

    26 717,34
    +547,04 (+2,09 %)
     
  • HANG SENG

    23 550,08
    -256,92 (-1,08 %)
     
  • GBP/USD

    1,3401
    +0,0019 (+0,14 %)
     

Orange: la course à la succession de Stéphane Richard s'accélère

·4 min de lecture

Une femme, un profil en interne ou un candidat extérieur pour diriger Orange? La course à la succession de Stéphane Richard, condamné dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, s'accélère, alors que le PDG sortant est censé quitter son poste fin janvier.

Trois profils ont déjà été retenus par le comité de sélection du groupe pour devenir directeur général: l'actuel directeur général délégué, Ramon Fernandez, le responsable des ventes de l'opérateur américain Verizon, Frank Boulben, et la présidente de Schneider Electric France, Christel Heydemann.

À la tête de l'opérateur historique depuis 2011, mais condamné en novembre dans l'affaire de l'arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie, Stéphane Richard doit quitter ses fonctions le 31 janvier au plus tard, alors que son mandat courait jusqu'à mi-2022.

Ces quelques semaines doivent laisser le temps de sélectionner les candidats pour prendre son relais et acter la mise en place de la nouvelle gouvernance de l'entreprise, sur laquelle l'État, premier actionnaire avec plus de 20% du capital, a son mot à dire.

Un scénario étudié depuis plusieurs mois est quasi certain: la dissociation des fonctions de président et de directeur général.

Plusieurs groupes dont l'État est actionnaire ont mis en place une telle gouvernance, comme Renault, après le départ de Carlos Ghosn, ou Engie, où Gérard Mestrallet est passé en 2016 de PDG à président non exécutif.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, donne sa préférence à la nomination d'une femme à la tête d'Orange, après avoir auditionné les trois candidats "aux profils intéressants", dont Christel Heydemann, a indiqué mercredi le ministère à l'AFP.

"À compétences égales, le ministre souhaite que ce soit une femme qui reprenne la direction d'Orange", a déclaré cette source au ministère, en précisant que, si l'État est actionnaire de référence d'Orange, "il y a un processus de recrutement et un conseil d'administration qui au final décide".

- Auditions à venir à l'Élysée ? -

"Le ministre souhaite que plus de femmes accèdent à des postes de gouvernance des grandes entreprises", a encore indiqué le ministère de l'Économie, alors que seulement une femme dirige actuellement en France une entreprise du CAC 40, la directrice générale d'Engie, Catherine McGregor. Mais à partir du 1er juillet, Estelle Brachlianoff deviendra directrice générale de Veolia.

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, ex-dirigeante d'Orange France, a de son côté démenti tout intérêt pour le poste.

"Je ne pourrai jamais me désintéresser du sort d'Orange... Maintenant, j'en suis partie et (...) je n'ai jamais regretté ce choix. (...) Je suis bien dans mon rôle de présidente de France Télévisions et j'ai bien l'intention de continuer à l'exercer jusqu'au bout", a-t-elle déclaré mercredi sur France Inter.

Au-delà de Bercy, la balle est désormais dans le camp de l'Élysée. Selon plusieurs médias, son secrétaire général, Alexis Kohler, doit auditionner les candidats avant le conseil d'administration du 24 janvier de l'opérateur qui doit se pencher sur la gouvernance.

"Il y a un processus de sélection en cours, encore une fois avec une méthode de sélection, donc le gouvernement n'a pas à faire d'ingérence dans ce processus", a commenté mercredi Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sans vouloir confirmer.

D'autres points restent en suspens, dont celui de la rémunération. Avec un salaire annuel avoisinant 1,5 million d'euros, Stéphane Richard fait partie des dirigeants les moins bien payés du CAC 40, ce qui pourrait être un sujet de négociations pour la personne retenue.

En novembre, Stéphane Richard a été reconnu coupable de complicité de détournement de biens publics dans l'affaire de l'arbitrage controversé rendu en 2008 entre l'homme d'affaires Bernard Tapie, depuis décédé, et le Crédit Lyonnais. À l'époque, le dirigeant d'Orange était directeur de cabinet de la ministre de l'Économie d'alors, Christine Lagarde.

Présent dans 26 pays dans le monde, Orange est un géant des télécoms qui emploie plus de 140.000 salariés, dont plus de 80.000 en France. L'opérateur français a réalisé en 2020 un chiffre d'affaires de 42,27 milliards d'euros.

yk-boc/mch/er

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles