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Dans les open spaces, la surveillance des salariés s'organise

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Dans les open spaces, la surveillance des salariés s'organise

La mise en place d'un logiciel de surveillance des traders au sein de la banque britannique Barclays a entraîné une levée de boucliers. Pourtant, ces outils, censés accroître la productivité des salariés, sont doucement en train de se généraliser.

Jusqu'où l'employeur peut-il aller pour surveiller son employé ? La question est, une nouvelle fois, revenue sur la table après les révélations du journal financier de Londres, City A.M, affirmant que les traders britanniques de Barclays étaient supervisés par un logiciel de productivité. L'affaire, qui a provoqué un scandale outre-Manche, rappelle un précédent : le groupe bancaire avait déjà installé des capteurs de mouvements et de chaleur sous les postes de travail en 2017. 

En réalité, Barclays est loin d'être une exception. De plus en plus d'entreprises s'équipent en "outils de productivité", que ce soient des logiciels, des capteurs ou des caméras. L'idée reste la même : à l'heure des algorithmes, il s'agit d'optimiser au mieux le temps de travail.

Sur ce plan, les GAFA font partie des précurseurs. A commencer par Amazon qui fait tout pour accélérer la cadence dans ses usines et ses entrepôts. En témoigne même le dépôt d'un brevet pour un bracelet censé surveiller les travailleurs.

Un marché à 3,3 milliards de dollars

Mais la surveillance touche désormais aussi les open spaces où les logiciels de supervision se multiplient. Temps de travail imparti, temps de pause, répartition des tâches… Tout peut être observé, calculé, surveillé pour assurer un meilleur rendement. Dans ce spectre un peu inquiétant, tout n'est pas négatif : certains peuvent effectivement y gagner en efficacité et en autonomie, surtout avec...

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