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Opération française Sirli en Egypte: classement sans suite de la plainte de deux ONG

POOL/AFP/Archives - Francois Mori

La plainte déposée par deux ONG américaines visant des responsables français et égyptiens de l'opération antiterroriste française Sirli en Egypte a été classée sans suite à Paris. Les ONG dénonçaient une dérive de l'opération, qui aurait servi à des fins de répression interne.

La plainte déposée par deux ONG américaines visant les responsables français et égyptiens d'une opération antiterroriste de la France en Egypte qui aurait servi à des fins de répression interne, a été classée sans suite à Paris, a appris l'AFP de source proche du dossier jeudi 19 janvier. L'information avait été dévoilée par le Monde le 14 janvier.

Dans leur plainte contre X déposée en septembre au pôle crimes contre l'humanité du tribunal judiciaire de Paris, les deux ONG, Egyptians Abroad for Democracy et Codepink, visaient des "crimes contre l'humanité et torture ayant été commis par des responsables égyptiens" et une "complicité de crimes contre l'humanité par des responsables français" entre 2016 à 2019.

Dérives de l'opération

Les deux ONG s'appuyaient notamment sur des informations du média d'investigation Disclose datant de novembre 2021, selon lesquelles la mission de renseignement française "Sirli", débutée en février 2016 au profit de l'Egypte au nom de la lutte antiterroriste, avait été détournée par l'Etat égyptien qui s'était servi des informations collectées pour effectuer des frappes aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés, à la frontière égypto-libyenne, causant la mort de civils. Malgré les inquiétudes et les alertes de certains responsables français sur les dérives de l'opération, les autorités tricolores n'auraient pas remis en cause la mission, d'après Disclose.

"Les éléments juridiquement nécessaires pour qualifier l'infraction de crimes contre l'humanité n'étant en l'état pas constitués, l'infraction de complicité de ce crime ne peut être qualifiée", a indiqué à l'AFP le parquet national antiterroriste (Pnat), confirmant le classement sans suite le 19 décembre de cette plainte. "Nous regrettons cette décision", a réagi Me Louise Dumas, avocate des plaignants, maintenant "que la plainte contenait des allégations spécifiques et détaillées de crimes relevant de la compétence universelle".

Enquête intern au ministère des Armées

"Nous[...]

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