Opérateurs Télécoms : encore une année de disette en 2013 ?

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Les opérateurs de télécommunications de la région Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) , Moyen-Orient (Xetra: 864642 - actualité) , Afrique (EMEA) seront encore sous perspective crédit négative en 2013, pronostique Moody's, car leurs revenus resteront sous la pression du marasme économique ambiant, des baisses de prix dues à la concurrence et d'un durcissement des réglementations. Les opérateurs européens de télécommunications devraient rencontrer autant de difficultés en 2013 qu'en 2012, explique le spécialiste Carlos Winzer, qui redoute une baisse de 5 à 10% en moyenne pour les seuls marchés domestiques, dans les pays les plus touchés par la dégradation de la conjoncture macroéconomique dans la zone euro.

Le relais de croissance que constitue l'internet haut débit reste difficile à quantifier dans son calendrier et sa vigueur, ajoute l'agence, qui rappelle que le secteur reste intensif en capital, et que l'évolution rapide de la technologie exige de la part des entreprises d'accroître leurs investissements afin de proposer des réseaux fiables, sécurisés, rapides et performants en vue de se démarquer de la concurrence. A ce titre, Moody's s'attend à ce que l'augmentation des dépenses d'investissement se poursuive chez les opérateurs de téléphonie de la région.

En conséquence, et même si la liquidité des opérateurs de téléphonie de la région EMEA demeure solide, le bureau d'études craint une dégradation des ratios financiers car les entreprises sont confrontées à une pression croissante sur les flux de trésorerie et éprouvent des difficultés à réduire leurs charges d'exploitation pour compenser la pression exercée sur le chiffre d'affaires.

A moyen terme pourtant, Moody's fait montre de plus d'optimisme. Dans son scénario principal, l'agence table en effet sur un retour à la croissance dans la plupart des pays de la zone euro sous trois à cinq ans tandis que les baisses de tarifs pour les ruptures de contrat mobile imposées par les réglementations prendront fin pour la plupart en 2013, alors que la Commission européenne appuie davantage les investissements dans les réseaux. Enfin, la concurrence devrait se rationaliser.