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Ombres chinoises sur les affaires françaises

·2 min de lecture

Esbroufe, mensonge et peut-être espionnage : pour ces PME tricolores, les investisseurs aux mains pleines n'étaient que des sauveurs de façade. Récit de trois coûteuses mésaventures.

Comme dans le jeu de go, il y a les pierres noires et les pierres blanches. D'un côté, les apports salvateurs en capitaux chinois pour des entreprises françaises affaiblies : l'appui de Dongfeng à PSA et de Fosun au Club Med. De l'autre, des histoires improbables de financiers en cavale, s'évanouissant aussi vite qu'ils sont apparus. A l'image de Mike Poon, , alors qu'il était pourchassé pour corruption dans son pays. "A côté de firmes très sérieuses et organisées, comme Huawei, existe un autre monde, plus volatil, qui génère beaucoup de petites situations complexes", analyse en mots choisis Marc Lhermitte, associé à EY.

Problème : ces histoires qui auraient davantage leur place dans des polars que dans des manuels d'économie brouillent l'image de la Chine, alors que le pays figure parmi les dix premiers investisseurs étrangers dans l'Hexagone. "Il faut être intraitable sur la transparence, la provenance des capitaux et la solidité des investisseurs", prône Pascal Cagni, président de Business France. Pas sûr que cette leçon d'intelligence économique sera retenue par des entreprises en quête cruciale de cash.

Synutra dans l'impasse

Silence. Le maire de Carhaix (Finistère), Christian Troadec, ne décroche plus son téléphone lorsqu'il s'agit d'évoquer l'industriel chinois du lait, Synutra. Il préfère se concentrer sur le retour du festival des Vieilles Charrues, préparer la venue de Céline Dion. Et oublier la musique du joyeux bagad qui avait accueilli Liang Zhang, PDG de Synu-tra, dans la commune en 2016. On inaugurait alors un vaste complexe qui devait produire chaque année 100 000 tonnes de poudre de lait pour les nourrissons chinois. Une aubaine pour les éleveurs bretons et leur coopérative, Sodiaal.

Las, les autorisations d'achat n'ont pas été données en Chine, le dossier s'est perdu dans les arcanes politiques à Pékin et la production à Carhaix n'était que de 32 284 tonnes en 2019, dont 17 671 tonnes pour Synutra. "Depuis janvier, on produit un mois, on s'arrête q[...]

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