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OM-PSG: Marseille enfin au niveau du sommet de la Ligue 1?

·7 min de lecture
Ce dimanche soir, l'OM accueille le Paris Saint-Germain. Un
Ce dimanche soir, l'OM accueille le Paris Saint-Germain. Un

FOOTBALL - C’est LE grand rendez-vous de cette première partie de saison en Ligue 1. Ce dimanche 24 octobre, l’Olympique de Marseille accueille le Paris Saint-Germain en clôture de la 11e journée du championnat de France, 101e épisode d’un affrontement footballistique devenu “Le Classique”.

Un duel qui tourne régulièrement à l’avantage des Parisiens depuis que ceux-ci bénéficient du soutien infini du fonds qatari QSI, mais qui cette année devrait offrir une affiche -enfin- plus équilibrée; si ce n’est au niveau économique, au moins sur le pré du stade Vélodrome qui sera à guichets fermés, mais sans supporters parisiens.

Car alors que les deux équipes sont pour l’instant à égalité parfaite au niveau historique dans leurs confrontations en championnat (32 victoires pour chaque équipe et 19 nuls en 83 matches), les provinciaux disposent d’atouts nouveaux qu’ils rêvent de mettre à profit face à leur ennemi intime qui pourrait aligner son quatuor de rêve Messi-Neymar-Mbappé-Di Maria.

  • Une construction réussie

On l’a dit, la donne a changé à Marseille. Ces dernières années, le club réussissait certes d’honorables performances en championnat, mais en coulisses et notamment au niveau de la direction, les sorties alambiquées et les ambitions déraisonnables de l’ancien président Jacques-Henri Eyraud et du propriétaire Frank McCourt perturbaient la construction du club.

Jusqu’en février dernier, où l’OM a décidé de confier sa destinée à un homme au profil bien différent: Pablo Longoria. À seulement 35 ans, l’Espagnol est loin d’être aussi bavard ou obsédé par l’image que son prédécesseur. Surtout, ce spécialiste du recrutement passé notamment par la Juventus et Valence est un véritable connaisseur en matière sportive. Un CV et un réseau qui lui ont permis de mettre sur pied une équipe à la hauteur des ambitions d’une base de supporters parmi les plus importantes du pays.

Grâce à des prêts de forts joueurs (le défenseur William Saliba d’Arsenal, les milieux Matteo Guendouzi d’Arsenal également et Amine Harit de Schalke, l’attaquant du Napoli Arek Milik....) et des transferts finement négociés (Pol Lirola, Konrad de la Fuente, Luis Henrique...), le nouveau président olympien a renforcé son effectif sans causer de difficultés financières à son club. D’autant que dans le même temps, il s’est débarrassé de plusieurs éléments payés à prix d’or par les directions précédentes (Florian Thauvin, Kevin Strootman, Dario Benedetto et Valère Germain notamment).

Résultat: des finances assainies, un effectif ample et armé pour disputer plusieurs compétitions de front (l’OM évolue également en Ligue Europa cette année) et un personnel sportif qui convient parfaitement à Jorge Sampaoli, l’entraîneur argentin de l’Olympique de Marseille.

  • Un plan de jeu ambitieux

Car l’autre architecte de ce renouvellement de l’OM (il est d’ailleurs arrivé en même temps que Pablo Longoria devenait président), c’est bien le bouillant Argentin de 61 ans, connu notamment pour avoir triomphé avec le Chili en Copa America. Débarqué en mars dans les Bouches-du-Rhône, le tatoué a pu travailler sereinement cet été, ne prenant pas une saison en cours de route, mais ayant cette fois le temps de préparer ses joueurs et de peaufiner son effectif.

Et fort de cette préparation complète, il peut désormais laisser libre cours à son “projet futuriste”, pour reprendre les mots d’une presse italienne très laudative après le nul (0-0) des Marseillais sur la pelouse de la Lazio, à Rome, pour le dernier match des Provençaux avant le duel contre Paris.

Le football prôné par Jorge Sampaoli est pour le moins singulier, dans la lignée du “totaalvoetbal” (“football total”, en français) de Rinus Michels et Johan Cruyff dans lequel tout le monde attaque et tout le monde défend, quitte à délaisser les positions conventionnelles sur la pelouse et les rôles très cadrés.

C’est ainsi que l’Argentin se permet de jouer sans attaquant de métier et avec les milieux créatifs Amine Harit ou Dimitri Payet à la pointe de l’attaque en faux numéro 9, que le défenseur central Boubacar Kamara se retrouve à exceller dans une position de milieu de terrain à tout faire, que l’ancien numéro 8 nantais Valentin Rongier peut jouer dans le même match latéral droit, milieu récupérateur et attaquant de pointe... Un bazar organisé qui réussit et régale le public, ne cessant d’offrir des matches spectaculaires aux passionnés du club.

  • Un stade bouillant

Or c’est bien là que réside une autre force de l’OM cette année: un peuple marseillais uni derrière son équipe. Dans une saison post-Covid où le public peut enfin revenir en masse au stade, le Vélodrome semble plus chaud que jamais. En tribunes, les ultras donnent de la voix comme pratiquement aucun public de France, portés par le spectacle proposé et les résultats plutôt positifs qui s’enchaînent (Marseille est 3e de Ligue 1 et invaincu en coupe d’Europe avant le match contre Paris), au point que l’adhésion au projet en cours semble totale. Et l’atmosphère bien plus apaisée que ces dernières année.

Face au Paris Saint-Germain, l'Olympique de Marseille pourra s'appuyer sur un public plus chaud que jamais (photo d'archive prise en janvier 2020). (Photo: Jean-Paul Pelissier / Reuters)
Face au Paris Saint-Germain, l'Olympique de Marseille pourra s'appuyer sur un public plus chaud que jamais (photo d'archive prise en janvier 2020). (Photo: Jean-Paul Pelissier / Reuters)

Surtout, un contexte extrasportif défavorable semble rassembler plus encore les passionnés derrière le club. Ces dernières semaines, l’OM a perdu un supporter emblématique en la personne de René Malleville, le président de ses plus belles années avec Bernard Tapie et un jeune ultra fauché par un accident de la route alors qu’il revenait d’un déplacement de son club, suscitant à chaque fois une communion intense entre le public marseillais et l’équipe.

Des tragédies qui s’ajoutent à plusieurs épisodes de violence de la part des supporters adverses en marge de matches de l’OM, à l’image bien sûr des affrontements avec les fans niçois ou d’un jet de bouteille contre Valentin Rongier lors du match à Montpellier. Autant de péripéties qui donnent à la saison marseillais un goût de “seuls contre tous” qui pourrait être utile dans un match face à Parisiens -lesquels seront d’ailleurs privés de leurs supporters du fait d’une interdiction préfectorale de déplacement- lancés à toute berzingue vers un énième titre de champions de France.

  • Un adversaire loin de briller

D’autant que si le Paris Saint-Germain a parfaitement -ou presque- entamé sa saison au niveau comptable (neuf victoire pour une seule défaite en dix rencontres de Ligue 1, sept points en trois matches de Ligue des champions), son niveau de jeu n’augure pas franchement d’une promenade de santé au Vélodrome.

En championnat tout d’abord, sur ses cinq derniers matches, le PSG a arraché trois victoires sur le score étriqué de 2-1 grâce à des buts miraculeux (Hakimi à la 95e minute à Metz, Icardi à la 93e contre Lyon, penalty litigieux de Mbappé à la 88e contre Angers) et a perdu en toute logique sur la pelouse de Rennes.

En coupe d’Europe aussi, passé le nul très décevant contre Bruges en ouverture, Paris l’a emporté contre Manchester City sur le score de (2-1) grâce à un éclair de génie de Lionel Messi après avoir subi les assauts anglais toute la seconde période; et contre Leipzig cette semaine, le PSG était encore mené à 30 minutes de la fin du match avant de s’en remettre, de nouveau, à des inspirations brillantes de l’Argentin et de Kylian Mbappé pour s’imposer malgré une large domination adverse.

Inoffensif, incapable d’intégrer réellement la superstar argentine à son plan de jeu, ultra-dépendant de la bonne volonté de Mbappé, aux abois défensivement... C’est peu de dire que le niveau du Paris Saint-Germain de Mauricio Pochettino -un autre coach Argentin- déçoit depuis le début de saison, en dépit des bons résultats. Tant et si bien qu’un peu comme lors de 3e journée de la saison dernière, où l’OM était venu au Parc des Princes mettre un terme à près de neuf ans sans victoire contre le PSG, les Marseillais peuvent croire à leur étoile ce dimanche soir.

À voir également sur le HuffPost: OM-Lens: La communion des supporters en hommage à Clément

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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