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Olivier Guez, l'écrivain du foot

·2 min de lecture

Autant littéraire que politique, un recueil qui raconte aussi les enjeux idéologiques d'un sport universel.

Nous le guettions depuis longtemps. Qui ? Un écrivain sachant raconter le foot, "passion absurde et dévorante", le seul sport universel avec ses règles simples et ses champions plus glorieux que les rock stars ou les monstres sacrés de Hollywood : du Brésilien Pelé, le "roi", au Soviétique Yachine, "l'araignée noire" ; de Johan Cruyff, "le Hollandais volant", à Zinédine Zidane entré dans la légende pour un coup de boule ! Alors nous avons découvert, notamment dans Libération, Le Monde et Le Point, Olivier Guez, l'écrivain du foot, celui que ne se contente pas de raconter ce sport, mais s'empare de lui, de ses acteurs, de ses contextes, de son histoire et de ses conséquences.

Car si l'auteur a la passion du foot, celui-ci est aussi un prétexte pour expliquer les peuples, leurs oppositions, leurs violences et leur créativité. Grand connaisseur de l'Allemagne, Guez traîne dans les stades de l'ex-Allemagne de l'Est et décèle parmi les premiers l'émergence de l'extrême droite sur les ruines du communisme ; deuxième exemple avec Maradona, "el pibe", qu'il aime tant, dont le destin retrace aussi celui de l'Amérique du Sud, la révolte et la douleur, l'icône Che Guevara et la déchéance dans la drogue.

"Maradona, écrit-il, est mort. Avec lui disparaît une certaine idée du football, un football de chair et de sang, poétique, baroque et ambigu. Du temps de Maradona, le football était un art dramatique : il reflétait la condition humaine."Comment ne pas relever aussi cette frénésie française pour "l'identité" dont Guez, à raison, se méfie, raillant tout le baratin à propos de cette fameuse équipe "black, blanc, beur", championne du monde. La beauté du foot donc, mais aussi ces affrontements idéologiques qui ne font que renforcer sa place essentielle - démesurée - dans notre psyché collective. Sans doute le foot est-il une affaire trop sérieuse pour être (tout à fait) abandonnée aux journalistes. Le renfort d'une vision aussi littéraire que politique est indispensable. La preuve [...]

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