La bourse est fermée
  • CAC 40

    7 233,94
    +67,67 (+0,94 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 257,98
    +16,86 (+0,40 %)
     
  • Dow Jones

    33 926,01
    -127,93 (-0,38 %)
     
  • EUR/USD

    1,0798
    -0,0113 (-1,04 %)
     
  • Gold future

    1 877,70
    -53,10 (-2,75 %)
     
  • BTC-EUR

    21 623,00
    -68,62 (-0,32 %)
     
  • CMC Crypto 200

    535,42
    -1,43 (-0,27 %)
     
  • Pétrole WTI

    73,23
    -2,65 (-3,49 %)
     
  • DAX

    15 476,43
    -32,76 (-0,21 %)
     
  • FTSE 100

    7 901,80
    +81,64 (+1,04 %)
     
  • Nasdaq

    12 006,96
    -193,86 (-1,59 %)
     
  • S&P 500

    4 136,48
    -43,28 (-1,04 %)
     
  • Nikkei 225

    27 509,46
    +107,41 (+0,39 %)
     
  • HANG SENG

    21 660,47
    -297,89 (-1,36 %)
     
  • GBP/USD

    1,2056
    -0,0173 (-1,41 %)
     

Olivier Faure, un discret apparatchik pris dans les divisions mortelles du Parti socialiste

AFP

PORTRAIT. Accusé d'avoir vendu l'âme de son parti au diable Mélenchon, le Premier secrétaire du PS, dont la ligne d'union à gauche a permis de sauver le groupe socialiste à l'Assemblée, est l'objet d'une guerre de tranchées inédite. Après un congrès houleux, sa formation est au bord de la rupture.

Le jour peine à se lever sur la rue de Solférino. Et les fantômes du Parti socialiste rôdent encore. Assis dans un café en face du siège historique du PS, l’ex-ministre des Finances Michel Sapin affiche une expression douloureuse. Lentement, il égrène les noms des Premiers secrétaires du parti qu’il a connus en s’enfonçant peu à peu dans son fauteuil : "Mitterrand, Jospin, Fabius, Rocard, Hollande, Aubry… et Faure, Olivier Faure… quel malheur !" Pour toute une génération d’élus socialistes, le nom de l’actuel patron du PS est de ceux que l’on prononce à voix basse, le plus souvent accompagné d’un silence gêné. "Depuis le premier jour, je fais face à des gens qui considèrent que je suis arrivé à la tête du parti par effraction, déplore l’intéressé, que je ne suis qu’un homme de paille, un fétu voué à s’envoler à la première secousse."

Le 19 janvier, la haine des éléphants a bien failli emporter Olivier Faure. Au terme d’une campagne brûlante, menée sur les décombres d’un parti laminé à la présidentielle, le Premier secrétaire revendique la victoire lors du Congrès du Parti socialiste. Quelques minutes plus tard, son concurrent, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol assure lui aussi l’avoir emporté. Le parti plonge dans une crise inédite et se déchire sur fond d’irrégularités. L'écart des voix est si faible – 50,83% selon les chiffres (contestés) du parti – qu’il ravive chez les socialistes le souvenir douloureux du Congrès de Reims de 2008. Tout le week-end, les deux camps s'affrontent par communiqués et conférences de presse interposées.

Même la tenue d'une commission "de recollement" pour s'accorder sur les résultats ne parvient pas à réconcilier les deux factions. Dimanche soir, alors que seules 61 fédérations ont été examinées, la direction interrompt le processus de recomptage. Et Olivier Faure est de nouveau proclamé vainqueur avec 51,09% des voix. Des chiffres aussitôt contestés par ses opposants, qui dénoncent un "coup de force". Et menacent de poursuite[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi