La bourse est fermée

Olivier Brourhant, le golden boy qui monte

Son visage évoque un acteur américain, Tom Ford pour le regard, Harrison Ford pour le sourire conquérant ? Son style est parfois un peu désuet, quand il porte ses costumes trois pièces ou roule en Aston Martin. Mais son langage est bien celui d’un manager mondialisé, à l’image du slogan de son entreprise – "tomorrow is human". Dans les conseils qu’il prodigue aux entreprises, il est question de "sustainable performance" (développement durable), de "reverse mentoring" (remontée de terrain) ou de "scalable by design" (organisation agile). A 45 ans, Olivier Brourhant peut se vanter d’avoir bâti, en partant de zéro, un petit empire du conseil pesant 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une ascension éclair, à l’ombre des géants du secteur, comme Accenture ou Capgemini, qui était jusqu’à présent passée sous les radars médiatiques.

Mais avec une croissance moyenne de 70% par an depuis 2007 et un objectif de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, difficile de passer longtemps inaperçu. C’est peut-être pour cela que son entreprise, hier appelée Amaris, a été rebaptisée en 2019 Mantu (conseiller, en sanskrit). Histoire d’afficher de nouvelles ambitions, mais aussi de faire oublier le "bad buzz" répandu sur certains forums. "Pour bâtir un groupe de cette ampleur sans argent extérieur, il faut être doué en gymnastique", commente un ancien cadre du groupe pour décrire cet ovni. Avec 6.500 employés, de 95 nationalités différentes, des clients prestigieux (Bouygues Telecom, Bombardier, Nestlé, etc.) et une implantation dans 55 pays, Mantu a su profiter du meilleur et du plus discutable de l’économie mondialisée.

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Pour se développer, ce mercenaire s’est d’abord focalisé sur les missions dont les gros cabinets ne voulaient pas: trop petites, trop risquées, trop complexes. "Accenture ne regardait même pas les projets que nous acceptions", raconte une ancienne employée. Et

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