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Obsolescence programmée : l’étiquette “durée de vie” des produits peut-elle être efficace ?

Le gouvernement envisage de lancer une nouvelle étiquette indiquant un “indice de durée de vie” des produits. Mais cette mesure soulève quelques questions.

Vous avez forcément déjà pesté contre l’un de vos appareils électroménagers tombé mystérieusement en panne, bien plus tôt que vous ne l’attendiez… Pour lutter contre l’obsolescence programmée, le gouvernement souhaiterait mettre en place une étiquette indiquant pour chaque produit un “indice de durée de vie”. L’idée serait d’attribuer une note sur 10 selon plusieurs critères, comme la robustesse ou la possibilité de le réparer. Micro-onde, téléviseur, machine à laver… Les appareils électroménagers et high-tech pourraient être concernés par cette mesure, d’ici 2020.

Ce nouvel étiquetage se ferait d’abord sur la base du volontariat. “Mais à terme, le but est de le rendre obligatoire”, a indiqué Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie. Un agenda que regrette l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) qui aurait souhaité que l’affiche soit dès le départ obligatoire. En réalité, cette étiquette soulève d’autres questions. Comme pour son modèle, l’étiquette énergie, on imagine que des tests seront menés en laboratoire par les fabricants. Or, leur fiabilité est mise en cause : une ONG européenne, le Bureau européen de l’environnement, avait dénoncé en juin dernier une consommation réelle plus importante des appareils électroménagers par rapport à celle indiquée sur les étiquettes.

“Comme pour les tests réalisés sur les voitures, où le modèle d’essai est spécialement conçu pour consommer le moins possible, les fabricants optimisent leur appareils avant de les passer au banc d’essai”, expliquait alors au Parisien Benoît Hartmann, directeur général du CLER, une association faisant partie de l’ONG européenne. Surtout, les contrôles sont (...) Cliquez ici pour voir la suite